15 avril 2017

Audi 2.5 TFSI 5-cylindres 400 ch
C’est en 1976 qu’Audi lança la production de son premier 5-cylindres, qui développait à l’origine 100 kW / 136 ch. Un nombre de cylindres impair est peu usité car l’asymétrie longitudinale du vilebrequin donne lieu à des couples libres de 1er et 2ème ordre générateurs de vibrations. Cette solution fut néanmoins choisie par Audi car un 6-cylindres en ligne aurait été trop long pour une implantation en porte-à-faux frontal — ou ultérieurement transversale. Elle permit des moteurs de la cylindrée visée en utilisant de façon modulaire la plupart des composants du 4-cylindres et des outillages pour sa production.

Les 5-cylindres furent abandonnés par Audi en 1997, mais repris en 2009 dans une variante turbosuralimentée à injection directe de 250 kW / 340 ch pour les modèles TT RS, puis RS 3 Sportback deux ans plus tard. Désormais complètement revu, ce moteur reçoit notamment un bloc en aluminium, un équipement de double injection, directe et indirecte, ainsi que le système Valvelift sur l’arbre à cames d’échappement ; il développe 294 kW / 400 ch.

Auteur : François Dovat
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Les innovations récentes des composites pour l’automobile
Les composites prennent des parts du marché automobile en combinant le remplacement d’une ou plusieurs pièces métalliques et l’intégration de fonctions, c’est-à-dire qu’une même pièce assure par exemple des fonctions de fixation, de support, d’étanchéité ou d’isolation phonique. Des composites vont bientôt être appliqués sur des coques en blanc ou des poutres transversales avant. Dans quelques cas des plastiques biosourcés sont proposés mais la prochaine révolution concernera plutôt une industrialisation plus abordable des fibres de carbone. Le développement des composites étant également dépendant des procédés de fabrication, de nouveaux outils gagnent en polyvalence d’utilisation et réduisent drastiquement les temps de cycle.


Auteur : Yvonnick Gazeau
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1er avril 2017

Evolution des moteurs de Grand Prix et de Formule 1 entre 1908 et 1965
Le développement des moteurs de série est intimement lié à celui de ceux de course, notamment de F1. C’est durant les deux guerres mondiales que le rythme du progrès technique fut le plus rapide. La course automobile a rempli une fonction similaire en sélectionnant les innovations avantageuses et en conduisant à l’abandon des inefficaces. La remplit-elle encore ? Toujours est-il que la plupart des moteurs de production actuels ressemblent beaucoup à des moteurs de course du passé. Bien que les ingénieurs disposent aujourd’hui de logiciels de conception et de simulation avancés, il n’en reste pas moins que la course est un émulateur d’ingéniosité et un outil de mise à l’épreuve réelle sans pareil, les solutions les plus efficaces étant rapidement reprises par les concurrents et souvent implémentées en série plus tard.

Les exemples sont nombreux : arbres à cames en tête, injection d’essence, suralimentation, culasses multi-soupapes, transmissions à double embrayage, déflecteurs aérodynamiques, freins à disque, ABS, structures en fibre de carbone, capteurs de pression des pneus, etc. Certes, la plupart de ces systèmes existaient déjà (notamment en aéronautique) avant d’être appliqués sur des voitures de course, mais la compétition a mis en évidence leurs avantages pour l’automobile, testé leur fiabilité et accéléré leur adoption sur des véhicules de série.

Note : l’évolution des moteurs de Formule 1 de 1965 à 2017 sera le sujet d’un prochain dossier.

Auteur : François Dovat
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15 mars 2017

5 innovations marquantes du groupe Mecaplast
L’activité de Mecaplast ne se limite plus à la fabrication de pièces en plastique injecté, ses prestations s’étendent de l’industrialisation d’un projet mis au point par un constructeur (build-to-print) jusqu’à sa conception et son développement (full design). L’équipementier monégasque a présenté sur deux démonstrateurs 50 innovations portant sur la réduction des émissions de CO2 et sur le confort. Nous avons retenu 5 propositions innovantes par l’originalité de leur conception ou par l’allègement procuré : un répartiteur d’air avec échangeur thermique intégralement en plastique, un carter d’huile multifonction dont une chauffe accélérée, un clapet de dégazage pour circuit de refroidissement multi-boucle, un enjoliveur de roue actif et un aspirateur branché sur le circuit d’admission du moteur.

Auteur : Yvonnick Gazeau
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Valeo présente des futurs produits novateurs
Réduction des émissions de CO2, électrification des GMP thermiques, voitures autonomes et connectées, Valeo est présent sur les principaux leviers de croissance automobile et affiche pour 2016 une progression de 14 % de son chiffre d’affaires avec une marge opérationnelle de 8,1 %. L’équipementier vise pour 2017 une augmentation de son CA supérieure de 5 points à celle du marché grâce notamment à l’innovation. Ses futurs produits novateurs, ceux présents dans le hall confidentiel des salons, nous ont été dévoilés, notamment des amortisseurs de torsion, une gamme de produits 48 V ou une gestion thermique d’habitacle et de batterie, ainsi que les dernières évolutions des systèmes de conduite autonome et d’éclairage matriciel.

Auteur : Yvonnick Gazeau
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1er mars 2017

Toyota Prius génération 4 en version rechargeable
La Toyota Prius de 4ème génération est désormais disponible en version rechargeable. Ses prestations sont accrues par rapport à la précédente, notamment une autonomie en électrique passant de 25 km à plus de 50 km en conditions de circulation réelles avec une vitesse maxi de 135 km/h au lieu de 85 km/h. Shoichi Kaneto, chef du projet, nous explique les évolutions de la chaîne cinématique hybride, par exemple comment il est dorénavant possible d’additionner les couples des deux moteurs-générateurs, un cas d’utilisation de ce module de division de puissance jamais vu jusqu’ici. Shoichi Kaneto nous présente également le fonctionnement des nouvelles technologies implémentées dans ce modèle emblématique : un toit à panneau solaire qui apporte jusqu’à 1000 km de conduite électrique par an, un hayon en plastique renforcé de fibre de carbone (PRFC) et une pompe à chaleur avec injection de gaz.

Auteur : Yvonnick Gazeau
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Honda 1.0 VTEC Turbo, un moteur basse consommation à la hauteur des meilleurs européens
La 10ème génération de la Civic marque l'arrivée des premiers petits moteurs VTEC Turbo Honda à basses émissions de CO2 alors que le 2.0 VTEC Turbo de la Civic Type R était orienté performance. Le 3 cylindres de 988 cm3 est le plus abouti sur ce sujet et le constructeur n’a pas hésité à appliquer les technologies les plus récentes pour le hisser au niveau des meilleurs moteurs européens : distribution par courroie humide, déphaseur sur chaque arbre à cames, double profil de levée de soupapes à l'admission, pompe à huile à volume variable. Par ailleurs, un dessin inédit de la tubulure d’admission permet de créer une forte turbulence de type « tumble » dans les cylindres. Le résultat est notamment une pression moyenne effective (PME) probablement la plus élevée sur le marché actuel des moteurs de moins d’un litre de cylindrée.

Auteur : Yvonnick Gazeau
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15 février 2017

Toyota annonce un nouveau et remarquable 4 cylindres de 2.5 litres
À l'échelle mondiale, Toyota utilise actuellement plus de 100 plates-formes et sous-plateformes et 800 groupes motopropulseurs, y compris des moteurs modifiés pour les adapter aux différents modèles. Comme la plupart de ses concurrents aux prises avec une complexité de plus en plus difficilement maîtrisable, le géant japonais entreprend la standardisation et la modularisation de sa gamme pour la simplifier, réduire les coûts de production et rationaliser l’utilisation des ressources disponibles. Le nouveau programme nommé TNGA pour « Toyota New Global Architecture » est destiné à répondre à ce challenge en permettant la production de modèles différents composés de plates-formes, de groupes motopropulseurs et de composants majeurs standardisés.

Une de ces nouvelles briques est le puissant 4 cylindres de 2,5 litres à allumage commandé décrit ci-après qui, grâce à plusieurs technologies nouvelles, atteint le rendement thermique exceptionnel de 40 % — et même 41 % en variante pour modèles hybrides.

Auteur : François Dovat
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L’éclairage matriciel à LEDs : jusqu’à plus de deux millions de pixels !
Les limites de l’éclairage actif ADB (Adaptive Driving Beam – Feux de route évolutifs) ne cessent d’être repoussées par l’arrivée de nouvelles technologies. Après les feux de virage et d’intersection, l’éclairage multifaisceau (ville, départementales et autoroute) et la portée automatiquement variable (réduction progressive de la portée lors du croisement d’un autre véhicule) étaient apparus. Aujourd’hui, quelques véhicules disposent d’un éclairage quasi-permanent, c’est-à-dire des feux de route qui n’éblouissent pas les autres usagers grâce à la création d’une zone non éclairée évolutive créée par le déplacement d’un cache devant la source lumineuse. Une révolution est en train à la fois d’améliorer cette prestation et de la rendre plus accessible : l’éclairage matriciel à LEDs. Quelques applications déjà commercialisées gèrent indépendamment 16 à 80 segments lumineux verticaux mais les prochains sauts technologiques vont pixelliser l’éclairage : des feux de route à 1024 pixels sont annoncés, tous commutables individuellement, et un projet avancé génère une lumière à plus d’un million de pixels par optique !

Auteur : Yvonnick Gazeau
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1er février 2017

Les capteurs des véhicules autonomes - Partie 2/2
Une des conditions fondamentales permettant le bon fonctionnement des véhicules autonomes est la capacité à appréhender leur environnement par la fusion de données fournies par des capteurs. En raison de leur principe de fonctionnement différent, la combinaison des radars, lidars 2D et 3D, caméras mono ou stéréovision, centrale inertielle et ultrasons permet d’obtenir des sources d’information complémentaires les unes aux autres. Chacun de ces capteurs présente des limites de détection (portée, précision, météorologie, discrimination, etc.) et des potentiels d’amélioration distincts, parfois même impressionnants.

La première partie du dossier détaillait les radars et les lidars. Cette seconde partie présente l’immense potentiel des caméras, l’intérêt et les capacités des centrales inertielles, ainsi que l’apport de l’intelligence artificielle tant au niveau des capteurs que pour la fusion des données et les aptitudes décisionnelles.

Auteur : Yvonnick Gazeau
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