18 février 2008

INA dévoile un nouveau concept de synchroniseur de boîte de vitesses

Le Groupe Schaeffler vient de dévoiler une nouvelle génération de bagues de synchronisation de boîte de vitesses avec des éléments de friction intégrés, développée sous sa marque INA.

Sur les bagues conventionnelles, le laiton ou l’acier permettent de respecter les exigences résultant des contraintes mécaniques sur les surfaces de friction et sur les tocs d’entraînement. Le coefficient de friction sur le cône est amélioré par un revêtement de bronze fritté, de molybdène ou de carbone qui est appliqué sur le matériau porteur par des processus complexes et coûteux. « Les processus actuellement établis restreignent fortement le choix des revêtements de friction » explique Thomas Karais, responsable du Développement Synchronisation au sein du groupe Schaeffler. « Alors nous avons recherché un concept qui offre un maximum de flexibilité dans la combinaison des matériaux de friction. »

La clé du succès vient de l’idée des ingénieurs Développement : diviser le revêtement de friction en éléments singuliers et les intégrer dans des alvéoles de la bague de synchronisation. L’utilisation de ces éléments de friction réduit le besoin en matériau et d’autant le poids de l’unité de la bague notamment, lorsqu’il s’agit d’un matériau de friction non-métallique.

Un avantage supplémentaire du concept est le drainage d’huile intégré par défaut. Par leur mode de fonctionnement, les revêtements de friction opèrent dans d’huile de boîte de vitesses. Afin d’augmenter la puissance de friction des bagues de synchronisation conventionnelles, un drainage est généralement nécessaire soit par rainures soit par une surface tissue structurée. Comme les éléments de friction avec ce nouveau concept sont tenus distants les uns des autres par le guidage, ces mesures ne sont plus requises et le refroidissement est de même assuré.

Les éléments de friction ne sont pas coincés, mais simplement tenus dans le guidage, ce qui leur permet de s’adapter facilement aux surfaces opposées de la bague extérieure et de la bague intérieure. De cette façon, des tolérances moins strictes quant aux surfaces des cônes sont admises. Comme le confirment les essais réalisés par les ingénieurs d’INA, la puissance de friction obtenue grâce à la pression de surface régulière et malgré une surface de friction réduite est équivalente à celle d’une bague entièrement revêtue.

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