18 avril 2008

Renault internationalise ses études sur la sécurité routière

Renault AFU

Renault est un des rares constructeurs à proposer dans sa gamme 9 voitures ayant atteint le niveau maximale de 5 étoiles aux crash-tests EuroNCAP. Ses connaissances se fondent sur les études menées par le Laboratoire d’Accidentologie de Biomécanique et d’études du comportement humain (LAB) ainsi que sur ses 3 centres de recherche et d’expérimentation français situés à Guyancourt (78), Lardy (91) et Aubevoye (27). L’investissement Renault représente ainsi 100 millions d’euros et l’emploi de 600 spécialistes.

Cependant, la sécurité n’est pas qu’une affaire de technologie. Les études révèlent qu’une défaillance humaine est constatée dans 80% des cas. Afin de mieux connaître le comportement des conducteurs de ses différents marchés, Jean-Yves Le Coz, Directeur de la politique sécurité routière du Groupe Renault, a annoncé la mise en place de centres d’étude en Roumanie, en Inde et au Maroc. Chaque équipe étudiera l’adaptation de la sécurité aux contextes accidentologiques locaux et aux besoins spécifiques des clients.

Quelques statistiques :
  • Selon les études menées par le LAB, la généralisation de l’AFU permettrait de réduire le nombre d’accidents corporels de 10%, ce qui pourrait chaque année sauver en Europe, 3 000 vies dont 300 piétons.
  • Si l’ensemble du parc automobile était équipé du contrôle de stabilité ESC, le nombre de tués diminuerait de 16% et celui des blessés de 10%. (Source : LAB).
  • 6% des accidents mortels sur autoroute sont liés à l’éclatement d’un pneumatique, conséquence d’un sous-gonflage ou d’une crevaison lente. (Source AFSA – Association Française des Sociétés d’Autoroutes)
  • Près de 25% des accidents sont dus à une mauvaise appréciation de la vitesse par le conducteur. (Source : LAB)
  • En Europe, 40% des accidents mortels ont lieu la nuit, alors que cette période ne représente que 10% du trafic.
  • En 2006, si aucun conducteur n’avait conduit avec un taux d’alcoolémie supérieur à la limite autorisée, le nombre d’accidents mortels et des personnes tuées aurait été réduit de 26% en France. (Source : ONSIR – Observatoire National Interministériel de Sécurité Routière)
Voir aussi le site : Sécurité pour tous.
  Yvonnick Gazeau

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