23 juillet 2008

L'IFP développe des prototypes faibles émissions de CO2 essence et gaz naturel

L'IFP a développé, en partenariat avec Faurecia Système d'Échappement et Honeywell Turbo Technologies et avec la contribution de Renault, un nouveau prototype de motorisation essence sur la base d'une Renault Velsatis qui repose sur les technologies downsizing et une approche innovante liée à l'injection directe du carburant et au balayage optimal des gaz brûlés résiduels. Ce véhicule de démonstration offre un gain de 20 % en consommation et en émissions de CO2 sur cycle normalisé par rapport à une motorisation conventionnelle.

Pour ce démonstrateur, l'IFP a développé un moteur d'une cylindrée de 1,8 litre, à double déphaseur d'arbre à cames et turbocompresseur. Les performances atteignent celles d'un moteur de 3 litres de cylindrée: 340 Nm à 1500 tours/minute et 147 kW (200 ch) à 5500 tr/min. Sur le plan environnemental, les émissions de polluants sont conformes à la norme européenne actuelle.

Par ailleurs, l'IFP développe un démonstrateur Vehgan basé sur des technologies moteur alliant un fort downsizing suralimenté et une hybridation optimisée de type "Mild-Hybrid". Le moteur de la Vehgan a notamment été optimisé pour le fonctionnement stœchiométrique Gaz Naturel, au niveau de l'attelage mobile, au niveau du turbocompresseur et du système de post-traitement adapté à ce carburant. L'IFP a développé des algorithmes permettant le contrôle du moteur thermique et de la boite robotisée d'origine, ainsi qu’une gestion énergétique optimale à bord sur la base du système StARS 14V+X de Valeo. Le système hybride assure la fonction "Stop-Start" (coupure du moteur thermique dès l'arrêt du véhicule), et permet une récupération de l'énergie de décélération stockée dans des supercapacités, ainsi que l'assistance au décollage et à l'accélération du véhicule.

Avec une autonomie d’environ 200 km, le véhicule est doté de réservoirs composites ultra-légers intégrés sous le châssis, sans impact sur l’habitacle du véhicule.

L'association de ces concepts dans un véhicule hybride urbain alimenté au gaz naturel permet en outre d'obtenir des performances environnementales significatives, sans affecter l'agrément de conduite, semblable à celui du véhicule essence de série (commandes électriques d'embrayage et de sélection des rapports de boîte conservées) : émissions de CO2 à 84 g/km et qui permettent déjà de respecter la future norme Euro-5, sachant que les développements en cours doivent permettre de descendre en dessous du niveau de 80 g/km de CO2, soit un gain de 32% par rapport au modèle essence.

Haut de page