27 mars 2009

Détection du risque de collision fronto-latérale par Toyota

Les radars et les lidars, associés à un programme algorithmique d’analyse de la situation, sont aujourd’hui capables de détecter un obstacle dans la trajectoire de la voiture et de déterminer le risque d’une collision frontale. En première mondiale, Toyota Motor Corporation (TMC) ouvre le champ d’application de cette fonction à la collision fronto-latérale.

Ce système fait appel à un radar à ondes millimétriques qui scanne la route sur un grand angle et sur une portée suffisante pour détecter un véhicule qui se déplacerait vers la trajectoire de la voiture (en particulier aux intersections si la vue est bien dégagée) ou qui couperait l’axe médian. Si une probabilité élevée d’impact est déterminée, les fonctions de sécurité de précollision PCS (Pre-Crash Safety) de la voiture entrent en action pour alerter le conducteur et limiter les blessures et les dégâts matériels.

En fonction de la distance restante avec l’impact, plusieurs dispositifs entrent graduellement en action :
  • Alerte anticollision : le conducteur est averti du risque de collision par une alerte sonore et visuelle ; il peut éventuellement l’éviter en freinant ou en braquant.
  • Assistance au freinage de précollision : La force de freinage commandée par le conducteur est accrue afin de réduire la vitesse de collision.
  • Prétension des ceintures de sécurité précollision et préparation des airbags au déploiement.
  • Cependant, Toyota n’annonce pas de freinage automatique en cas de collision inévitable.
Par ailleurs, le constructeur a également développé un système automatique de relevage des dossiers des sièges arrière en cas de forte probabilité de collision frontale ou arrière. Dans l’éventualité d’un choc arrière, les dossiers de précollision coopèrent avec les appuis-tête motorisés déjà commercialisés, qui adoptent la position la plus adéquate pour limiter le risque de “coup du lapin”.

Ces deux premières mondiales feront leur apparition sur un modèle Toyota lancé prochainement au Japon.

  Yvonnick Gazeau

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