25 mai 2009

L’Education Nationale s’engage dans un Challenge à caractère environnemental

Aujourd’hui devenu un challenge européen organisé en Allemagne, les évolutions du fameux Shell Eco-Marathon ont remis en question la participation de quelques écoles françaises à cette course technologique et pédagogique à la moindre consommation d’énergie. Pour ces mêmes raisons, l’Education Nationale ne pouvait plus prolonger son partenariat à cette épreuve. Alors, plutôt que de tout stopper, elle a l’audace d’organiser sa propre compétition pour que des projets pédagogiques subsistent dans bon nombre d’établissements d’enseignement techniques et professionnels.

C’est ainsi que vient de naître AD3E (Association pour le Développement d'Épreuves Éducatives pour l'Éco-mobilité), présidée par Jean-Paul Chassaing, inspecteur général honoraire de l'Education nationale. AD3E va organiser le 1er Challenge EducEco sur le circuit de Nogaro les 4, 5 et 6 juin prochains. L’objectif est de donner la possibilité aux enseignants et élèves de mettre en place un projet commun à but environnemental, scientifique et technique. AD3E précise : « Il s’agit de différencier ces projets de toutes les études théoriques qui demeurent sur papier ou sur écran et qui semblent toujours très positives. Au Challenge EducEco, il faut apporter la preuve que ça marche ».

Le budget de cette première édition reste limité, mais déjà des mécènes ont manifesté leurs intérêts :
  • CHAUVIN ARNOUX, spécialiste des instruments portables de tests et de mesures électriques et thermiques
  • DASSAULT SYSTEMES avec ses logiciels de conception et de design que nombre d’établissements d’enseignement possèdent
  • SIEMENS, le premier groupe européen de haute technologie
  • ANNECY ELECTRONIQUE et ses appareils de diagnostic Exxotest
  • SFR, l’opérateur de téléphonie
  • CREDIT MUTUEL, la banque à qui parler
  • la REGION MIDI-PYRENEES qui encourage le Challenge EducEco à exister dans le Gers.
Par ailleurs, AUTOSUR, l’un des acteurs majeurs du Contrôle Technique Automobile en France, poursuit son partenariat auprès de l’Education Nationale. Les concurrents retrouveront les contrôleurs de la firme au niveau des importants contrôles techniques de l’épreuve. AUTOSUR prend également en charge les relations avec la presse autour de ce 1er Challenge EducEco.

Déjà 56 véhicules (45 prototypes et 11 petites citadines) sont inscrits. Ils représentent 52 établissements, 15 Régions économiques et 32 départements. Tous les vecteurs énergétiques seront utilisés avec, et c’est une première dans ce type d’épreuve, quatre motorisations tout électrique. A noter encore que parmi les formulaires d’inscription, les concurrents ont dû remplir un dossier pédagogique présentant la réflexion conduite par les étudiants autour de l’éco-mobilité. Ce dossier fera référence pour l’attribution du Prix de l’Education Nationale.

  Yvonnick Gazeau

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