6 avril 2010

BMW teste un reformeur pour supprimer la pollution moteur froid

Reformeur de démarrage à froid BMW

La plus grande quantité de polluants émis par une automobile est produite au démarrage du moteur froid, lorsque le catalyseur n’a pas encore atteint sa température de fonctionnement. Les motoristes ajoutent bien pour cela un programme de réchauffage rapide, mais cette courte phase de fonctionnement est encore très pénalisante dans une mesure NEDC. Le département Forschung und Technik GmbH de BMW travaille sur un concept expérimental à base de combustion d’hydrogène auto-produit, tant pour les moteurs à essence que Diesel.


La solution étudiée consiste à utiliser un reformeur pour produire un gaz synthétique sans résidus. Ce reformeur dispose d’une chambre de combustion, d’un injecteur et d’un catalyseur. Une combustion très riche en gazole ou en essence est réalisée, puis les gaz sont traités par le catalyseur d’oxydation afin de casser la chaîne d’hydrocarbones (CxHy). Il en ressort un gaz constitué d’environ 21% d’hydrogène (H2) et de 24% de monoxyde de carbone (CO), le reste étant du diazote. Ce gaz est ensuite introduit dans les cylindres, en remplaçant en totalité le système d’injection conventionnel, et brûle sans formation de résidus polluants. Les baisses potentielles pour un moteur essence sont de 61% de HC, 51% de NOx et de 53% de CO.

Le rendement de ce type de combustion est assez faible (15 à 20% de l’énergie transformée en chaleur), mais la montée en température du moteur est plus rapide qu’avec le système d’injection conventionnel. Ce procédé n’est encore qu’en phase prototype, les chercheurs souhaitant par exemple réduire le poids de 5 à 1,5 kg, ainsi que l’encombrement. Ce système pourrait également être employé pour le réchauffage des moteurs Diesel, la régénération du filtre à particules ou pour le fonctionnement d’un catalyseur à NOx de type SCR.

  Yvonnick Gazeau

Haut de page