9 juin 2010

Pilotage automatique pour le développement chez Mercedes

Mercedes-Benz annonce être le premier constructeur automobile au monde à intégrer dans son protocole d’essais de route les manœuvres, délicates du point de vue de la sécurité et difficiles à reproduire, par pilotage automatique sur circuits fermés. Les tests « à la limite » peuvent désormais être effectués sans présenter de danger ni de risques pour les ingénieurs développement. Ainsi, dans la mesure où les essais sont réalisés avec le plus haut degré de précision, cela permet de mettre au point et de valider des systèmes d’aide à la conduite d’un niveau de complexité croissant.

Les prototypes utilisés à cette fin sont généralement des véhicules de série équipés de « robots » pour la conduite : accélération, freinage, direction, vitesse. Un ordinateur embarqué contrôle le pilotage automatique de manière à suivre exactement un parcours préprogrammé, même si une manœuvre implique plusieurs véhicules.

Grâce au « pilotage automatique », les ingénieurs peuvent analyser les innovations de sécurité en conditions réelles dans le véhicule, ce qui permet de résoudre deux problèmes majeurs, à savoir la reproductibilité des tests (distance, vitesse et angle de braquage) et la sécurité.

La précision de répétition de cette méthode d’essai permet aux véhicules d’essai de conserver avec exactitude une vitesse et une trajectoire prédéterminées et de freiner très précisément. Par exemple, si un véhicule effectue un parcours prévu à l’avance plusieurs fois, les traces de tous les parcours varient les unes des autres de moins de deux centimètres. En imaginant que le véhicule soit arrêté totalement à un endroit précis, les points limite de toutes les manœuvres de freinage se situeraient dans un rayon de trois centimètres.

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