17 juin 2010

Audi gagne Le Mans avec un turbo à géométrie variable

Pour la neuvième fois, Audi a remporté les légendaires 24 Heures du Mans, la deuxième fois avec un moteur Diesel. L’Audi R15 TDI victorieuse avec Timo Bernhard (Allemagne), Romain Dumas (France) et Mike Rockenfeller (Allemagne) a accompli un total de 397 tours. Avec une distance couverte de 5’410 kilomètres, le trio a brisé le record détenu depuis 1971 par Helmut Marko et Gijs van Lennep avec une Porsche 917 et qui était considéré comme imbattable sachant que la ligne droite des Hunaudières n’était pas ralentie par des chicanes à l’époque.

Le V10 TDI était doté de turbocompresseurs à géométrie variable (TGV), une technologie largement répandue sur les voitures de grande série. « Au Mans, nous devons composer avec des températures de plus de 1’000 degrés centigrades qui n’ont pas été rencontrées par les moteurs de production jusqu’à présent », explique Ulrich Baretzky, directeur du département Développement Moteur chez Audi Sport. La température en sortie de culasse des moteurs Diesel actuels destinés à la grande série ne dépasse pas les 850°C. Une des difficultés pour passer la barrière des 1’000°C est la fiabilité et la durabilité du système d’articulation des aubes, challenge technologique que Honeywell (Garrett) a semble-t-il bien résolue. Ils ont utilisé une version de leur turbocompresseur destiné à la compétition, le TR30R, notamment pourvu de roulement à billes.

« En réduisant leur taille, les moteurs de série rejoindront des températures comparables. Le TGV est un autre exemple significatif du transfert de technologie chez Audi entre la compétition et la production. »

  Yvonnick Gazeau

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