9 mai 2011

Une caméra acoustique capable d’identifier en quelques secondes l’origine des bruits

Le filtrage des bruits dans l’habitacle est aujourd’hui devenu un critère important de qualité d’une voiture. Un bon résultat est obtenu par de nombreuses heures passées en chambre acoustique pour déterminer les sources et les zones de passage de bruit. La société LMS a mis au point une caméra acoustique capable d’identifier en quelques secondes l’origine des sources sonores.

Caméra acoustique dotée de 36 micros

La caméra LMS Test.Lab High Definition Acoustic consiste en un réseau circulaire composé de 36 ou 54 micros avec une caméra grand angle pour identifier rapidement d’où viennent les bruits (jusqu’à 20 kHz). Le résultat peut notamment être présenté sous forme de carte de pression sonore avec un code couleur superposé à une photo de l’intégralité de la surface du spécimen testé, un véhicule entier, un sous-système important ou un composant individuel.

International Automotive Components (IAC), un spécialiste mondial des intérieurs automobiles, est la première entreprise en Amérique du nord à posséder cet outil. « Le fait d’utiliser cette caméra en tant qu’outil de diagnostic rapide nous permet d’identifier rapidement l’origine des bruits et de trouver une solution optimale, le tout en une journée, et souvent en présence du client qui peut observer directement les résultats » précise Timothy Carson, directeur du laboratoire IACNVH.

Récemment, un projet impliquant la mise au point du prototype d’un tableau de bord d’un équipementier automobile a été étudié à l’aide de la caméra LMS pour établir les points de référence du niveau des émissions sonores par les divers trous de passage de la colonne de direction, des pédales et autres. Diverses épaisseurs et formes de plusieurs types de matériaux ont été évaluées ensuite pour mesurer leur capacité à réduire les bruits au maximum. La totalité du projet, du début des tests à la fabrication en passant par la production du prototype, n’a pris que deux mois, soit un tiers du temps qui aurait été nécessaire sans la caméra acoustique. Dans un autre cas, les zones de bruits se sont avérées être la poulie de vilebrequin et les commandes d’accessoires d’où émanait un bruit de moteur gênant. En l’espace d’une demi-journée, les ingénieurs ont réduit les bruits de 2 dB en utilisant un couvercle en fibre polyester. Le même projet aurait nécessité minimum trois jours auparavant

  Yvonnick Gazeau

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