13 mai 2011

L’implication de l’architecture électronique dans le développement du véhicule électrique à l’horizon 2030

« L’électro-mobilité offre l’opportunité de repenser totalement l’architecture électrique/électronique (E/E), de concevoir des véhicules avec plus de flexibilité et d’introduire plus rapidement des innovations. Ce qui permet d’ouvrir le marché à de nouveaux arrivants et de dynamiser le secteur ». Voici en substance les conclusions auxquelles arrive le projet « eCar IKT » qui a réuni plusieurs acteurs de premier plan, dont ESG et Siemens.

L’Architecture électronique est aujourd’hui très sophistiquée, faite d’un empilement qui conduit à un véritable « mille-feuilles » et qui se double par ailleurs d’une complexité exponentielle au niveau des logiciels (10 millions de lignes de code, contre… 100 dans les années 70). Elles seraient devenues des freins, plus que des catalyseurs d’innovation.

Pour toutes ces raisons, les responsables du projet conviennent de concevoir de nouvelles architectures E/E pour les véhicules électriques. Les partenaires du projet, tels ESG, appellent ainsi à l’adoption d’une architecture simplifiée. En abandonnant les composants coûteux, et en remplaçant les pièces hydrauliques par des commandes « X by wire » (reliées par fil électrique), il est possible de réaliser des véhicules low cost - plus adaptés aux pays émergents - et offrant un très haut niveau de sécurité.

L’idée est donc de faire des véhicules plus simples, avec des composants réutilisables et jouant la carte de la fusion de données, et de faire la différence par une couche de « middleware ». L’intégration serait alors plus orientée « services », avec des modules capables de se connecter à Internet et d’aller chercher de l’information. Au sein d’une plateforme, il serait alors possible de gérer des fonctions comme l’autopartage, mais aussi d’autres services liés à la mobilité.

Sur un plan technique, les responsables du projet pensent tabler sur des fonctions low cost en 2020. A l’horizon 2030, ils pourraient alors concrétiser le rêve d’une « e-Car » totalement connectée, avec gestion intelligente de l’énergie, qui proposerait des services à la carte et pouvant éventuellement rouler toute seule…

  Yvonnick Gazeau

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