16 novembre 2011

Renault investit dans un pôle d’essais électrique à Lardy

Renault poursuit son offensive sur le véhicule électrique en inaugurant un pôle d’essais électriques le 14 novembre dernier à Lardy (France). 28 millions d’euros ont été investis et la mise au point des organes électriques a demandé de trois années de travail.

Implanté sur deux bâtiments, le pôle d’essais électrique regroupe aujourd’hui une centaine de bancs sur 3’300 m2 :

  • Huit bancs d’essais pour les moteurs électriques : à la différence des bancs moteurs thermiques, alimenté en carburant, la source d’énergie est l’électricité, fournie par un simulateur de batterie 400V. Ces bancs permettent de mettre au point les moteurs et leur électronique de puissance ainsi que d’en mesurer les performances (couple, puissance, rendement, agrément, homologation, sécurité). Ils valident également leur durabilité sur des cycles thermiques ou vibratoires sévérisés représentant l’équivalent de 20 ans de fonctionnement et/ou 300 000 km.
  • Six bancs d’essais pour l’électronique de puissance (chargeur, onduleur, convertisseur) : ils permettent de valider la résistance aux brusques changements de température couplés à des sollicitations électriques.
  • 41 bancs associés à des enceintes climatiques pour les batteries Lithium-ion : ils simulent un vieillissement accéléré des batteries Li-ion en procédant à des cycles répétés de charge/ décharge (normale, accélérée, rapide) totale ou partielle, dans des conditions de température variées. Cellule, module, pack batterie, électronique de puissance : tous les composants de la batterie sont testés et validés depuis l’unité élémentaire jusqu’au système complet. Ce sont près de 170’000 heures d’essais par an réalisées à Lardy par une trentaine d’ingénieurs et techniciens spécialisés.
  • 58 autres bancs, consacrés à l’amélioration des performances des batteries de démarrage 12V et à l’étude d’une seconde vie pour les batteries Li-ion.
En ce qui concerne les batteries de traction Lithium-Ion, le pôle de Lardy pilote un programme de 15 différents tests simulant des conditions sévères, du court-circuit à l’incendie en passant par l’immersion ou la chute de la batterie. Une centaine d’essais a été réalisée en 2011, en interne ou chez les partenaires (INERIS, CNPP ou SNPE) spécialistes de ces domaines.

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