17 novembre 2011

Les conducteurs français plébiscitent les aides à la conduite

Volvo et Harris Interactive ont réalisé un sondage intitulé « L’attitude des Français à l’égard de nouveaux équipements en matière de sécurité routière ». Il a été réalisé en ligne les 5 et 6 octobre, auprès d'un échantillon de 1000 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas. On y apprend que les Français sont favorables à l'installation en série sur les véhicules de nouveaux dispositifs de sécurité mais 70%, notamment des jeunes et des femmes, ne sont pas prêts à en supporter le coût.

Les technologies relevant de l'accompagnement à la conduite sont dans l'ensemble plus appréciées que les dispositifs contraignants ou les enregistrements des données de conduite, perçus comme intrusifs et constituant des entraves à la liberté d'action du conducteur, indique le sondage. Ainsi, 96% des Français sont favorables aux détecteurs de somnolence au volant et 95% aux appareils de vision supprimant les angles morts.

54% des Français sont opposés à la mise en place de détecteurs obligeant le conducteur à s'arrêter toutes les deux heures pour faire une pause et 67% sont opposés aux mouchards (disques permettant d'enregistrer toutes les données ayant trait à la conduite, comme la vitesse). Bien que classé dans les dispositifs contraignants, 91% des Français sont favorables à l'installation en série, sur toutes les voitures commercialisées en France, d'éthylotests anti-démarrage.

Enfin, la fréquence de conduite semble fortement orienter l’opinion des Français quant à l’installation de ces dispositifs. Ainsi, parmi les conducteurs réguliers, c'est-à-dire conduisant tous les jours ou presque, seulement un sur deux est favorable aux dispositifs limitant la vitesse à 130 km/h (47%), ou incitant le conducteur à faire des pauses (43%). Quant aux systèmes d’enregistrement des données relatives à la conduite, 2 conducteurs réguliers sur 3 y sont opposés. De la même manière, les hommes sont moins enclins que les femmes à se voir imposer des contraintes dans leur conduite : s’ils sont à peu près autant à souhaiter l’installation de détecteurs de somnolence (95% des hommes favorables pour 96% des femmes), l’écart se creuse sur des dispositifs plus « intrusifs » tels que les limitateurs de vitesse adaptés à la météo (55% d’hommes favorables pour 69% des femmes) ou empêchant de rouler à plus de 130 km/h (40% d’hommes favorables pour 61% des femmes).

  Yvonnick Gazeau

Haut de page