26 janvier 2012

2 Toyota hybrides aux prochaines 24 Heures du Mans

La nouvelle écurie Toyota Racing, basée dans les locaux de Toyota Motorsport GmbH (TMG) à Cologne, en Allemagne, compte engager deux TS030 Hybrides aux 24 Heures du Mans (16-17 juin) dans la catégorie reine LMP1. Pour l’une des voitures, les noms des pilotes sont d’ores et déjà connus : Alex Wurz, Nicolas Lapierre et Kazuki Nakajima, et des pourparlers sont en cours pour finaliser la composition de la seconde équipe. Les TS030 Hybrides participeront également à certaines épreuves du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA. Après l’arrêt surprise du constructeur Peugeot qui développait un prototype Diesel-hybride, Toyota est le premier constructeur à confirmer l’engagement d’une motorisation hybride au Championnat du Monde d’Endurance FIA. Quant aux 24 Heures du Mans, l'écurie suisse Hope PoleVision Racing a déjà alignée un véhicule hybride en 2011.

Toyota TS030 Hybride

Le groupe motopropulseur THS-R (Toyota Hybrid System - Racing) se compose d’un nouveau V8 essence atmosphérique de 3,4 litres, d’une boîte séquentielle transversale à 6 rapports et d’un système hybride composé d’un moteur électrique avant fabriqué par Aisin AW et d’un moteur électrique arrière développé par Denso. En Formule 1, l’emploi de la récupération de l’énergie au freinage (KERS) est limité à 400 kJ par tour et cette énergie est stockée dans une batterie Lithium-ion de puissance. Dans le règlement de l’épreuve d’endurance, la récupération d’énergie admise est nettement plus élevée puisqu'elle peut atteindre 500 kJ entre deux séquences de freinage. Cela peut expliquer le choix de l'écurie Toyota Racing de stocker l'énergie dans un super condensateur mis au point par Nisshinbo.

Le châssis LMP1 en fibres de carbone a été développé et construit chez TMG. Ses premiers tours de roues ont été effectués sur le circuit Paul-Ricard HTTT du 11 au 13 janvier, notamment de nuit. Pour Pascal Vasselon, Directeur technique : « Les performances de notre TS030 Hybride reposent avant tout sur deux facteurs : l’aérodynamisme et le système hybride. Pour les motorisations hybrides, le règlement nous autorise à récupérer l’énergie au freinage afin de renforcer l’accélération en sortie de virage, et donc d’abattre de meilleurs chronos. Et à niveau de performances égal, un groupe motopropulseur hybride est moins gourmand en carburant. C’est donc une technologie tout à fait pertinente, que nous sommes impatients d’appliquer à l’endurance ». Alex Wurz, pilote de l’écurie, ajoute : « La première fois que j’ai conduit la TS030 Hybride, c’était vraiment super : le simple fait de quitter le garage en mode électrique est complètement futuriste. Puis, quand on relâche l’embrayage et que le moteur thermique se met en marche, on a l’impression de retrouver un vieux copain ! »

  Yvonnick Gazeau

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