5 avril 2012

Détection de fatigue maintenant généralisable grâce au dispositif Bosch

La fatigue et la somnolence au volant sont une des causes d’accidents graves de la circulation. Le système de détection de fatigue Bosch n’utilise pas de capteur supplémentaire telle une caméra et un logiciel d’analyse mais uniquement le capteur de position angulaire du volant, un capteur déjà en place pour l’assistance de direction et/ou pour le contrôle de stabilité, ce qui limite le coût de la fonction.

Détection de fatigue Bosch

La baisse de concentration et la fatigue influent sur la capacité du conducteur à tenir le volant et sur ses temps de réaction. Ses capacités de mouvements fins diminuent, sa tenue du volant devient moins précise et il doit procéder à des corrections de trajectoire plus importantes. L’algorithme de la détection de fatigue analyse le comportement du conducteur dès le début du trajet afin de pouvoir détecter par la suite les modifications intervenues sous l’effet de longs trajets, et de la fatigue ressentie par le conducteur. Une baisse de concentration se traduit typiquement par l’apparition de phases durant lesquelles le conducteur bouge à peine le volant, pour corriger ensuite sa trajectoire de manière soudaine, en donnant de petits à-coups rapides. La fonction combine la fréquence de ces réactions avec d’autres paramètres tels que la durée du trajet, la fréquence d’actionnement des clignotants et l’heure du jour, pour calculer le degré de fatigue. Si ce degré dépasse une valeur prédéfinie, une tasse à café se met par exemple à clignoter au tableau de bord pour alerter le conducteur et l’inviter à faire une pause.

Le système Bosch de détection de fatigue a fait son apparition en série en 2010 sur la Volkswagen Passat et équipe Passat Alltrack.

  Yvonnick Gazeau

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