17 juillet 2012

Etude sur les politiques de l’innovation de chaque pays

L’indice mondial 2012 de l'innovation (GII), publié par INSEAD eLab, centre de recherche de l’INSEAD, l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), Booz & Company, Alcatel-Lucent et la Confédération de l'industrie indienne (CII) donne le classement de 141 économies en matière d’innovation et ce, au regard du succès des politiques d’innovation, des ressources affectées en R&D en se fondant sur un indicateur majeur : le revenu par habitant.

Les "chefs de file de l’innovation" regroupe les pays à revenus élevés qui sont parvenus à créer de véritables « écosystèmes d’innovation » qui concourent à renforcer le capital humain et la mise en place d’infrastructures d’innovation féconde et stable qui favorise les connaissances, la technologie et la créativité. .Cette catégorie comprend notamment les 10 pays les mieux classés : la Suisse, la Suède, Singapour, la Finlande, le Royaume Uni, les Pays Bas, le Danemark, Hong Kong, l’Irlande et les États Unis d’Amérique, auxquels viennent s’ajouter la France, le Luxembourg, le Canada, la Nouvelle Zélande, l’Allemagne, Malte, Israël, l’Estonie, la Belgique, la République de Corée, le Japon, la Slovénie, la République tchèque et la Hongrie.

Les "apprentis" sont les économies à PIB moyen qui enregistrent des résultats en hausse en matière d’innovation grâce à l’amélioration de leur cadre institutionnel, à une main d’œuvre mieux qualifiée et formée, à une infrastructure de meilleure qualité, et à un environnement commercial plus performant, même si les progrès réalisés dans ces domaines ne sont pas homogènes à tous les niveaux. Ce groupe comprend notamment la Chine, l’Inde, le Viet Nam, la Malaisie, le Paraguay, la Lettonie, le Monténégro, la Serbie, la Jordanie, l’Ukraine, la Mongolie, l’Arménie, la Géorgie, la Namibie, le Swaziland, le Ghana et le Sénégal. Parmi les pays à faibles revenus figurent le Kenya et le Zimbabwe.

Les "mauvais élèves" sont les pays dotés d’un réel potentiel d’innovation si l’on considère leurs niveaux de revenus, mais dont la politique R&D présente des faiblesses. Cette catégorie comprend aussi bien des économies à revenus élevés, comme les Emirats arabes unis, le Qatar, Oman, Brunei, le Koweït ou encore la Grèce, que des pays à revenus moyens comme l’Argentine, le Mexique, le Venezuela Panama, l’Iran, le Botswana, le Gabon, l’Algérie, l’Angola, le Yémen ou le Soudan.

Le rapport indique qu’investir dans l’innovation en temps de crise est primordial. L’innovation est un élément essentiel pour assurer une croissance durable et la prospérité future. Sur fond d’incertitudes liées à la crise économique, de nombreuses grandes sociétés multinationales ont préféré accumuler des liquidités plutôt que de les investir dans la R&D. Les politiques en faveur de l’innovation jouent un rôle primordial dans le débat sur la relance de la croissance et ne doivent pas être abandonnées, puis reprises lorsque les économies se redressent.

L’étude tire aussi d’autres conclusions. Par exemple, il apparaît une Europe à plusieurs vitesses, ce qui crée une fracture entre les chefs de file de l’innovation : l’Europe du Nord et de l’Ouest, les pays baltes et d’Europe de l’Est qui progressent dans le classement ; et l’Europe méridionale qui enregistre de moins bons résultats. Si les États Unis d’Amérique continuent d’obtenir d’excellents résultats en matière d’innovation et restent leader à nombreux égards, des lacunes ressortent dans des domaines tels que l'enseignement ou les ressources humaines qui affectent les résultats de l'innovation et expliquent leur baisse dans le classement.

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