5 avril 2013

Dépôts de brevets 2012 : un niveau de recherche toujours élevé malgré la crise

L’édition 2012 du classement des principaux déposants de brevets en France évolue peu par rapport à 2011 dans la composition générale de son palmarès. En revanche, il démontre les changements de stratégie de propriété industrielle de certaines entreprises et organismes de recherche, malgré une période qui continue d’être marquée par la situation économique et financière mondiale.

La crise semble, en effet, n’avoir qu’un impact limité sur l’innovation industrielle et la recherche puisque le volume global de demandes de brevets publiées par les 20 premiers déposants du classement est en légère hausse par rapport à l’année précédente. Les modifications intervenant dans le palmarès illustrent donc davantage des changements de stratégies des entreprises déposantes.

Dans le trio de tête, PSA Peugeot Citroën conforte sa place de leader avec 1348 demandes de brevets publiées en 2012 (1237 en 2011). Ainsi, 116 brevets ont été déposés pour la nouvelle plateforme modulaire mondiale EMP2 (Efficient Modular Platform 2) et 80 pour technologie full hybride essence et air comprimé "Hybrid Air". La connectivité et les innovations traitant du confort et du design des véhicules ont également bénéficiées de brevets en 2012.

Le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives poursuit sa progression et atteint le deuxième rang du palmarès avec 566 demandes publiées en 2012 (545 en 2011). La sixième place est détenue par le Groupe Valeo et la huitième par le groupe Renault avec respectivement 393 et 341 demandes publiées.

Malgré la crise qui touche le secteur automobile, les premiers déposants restent les entreprises de ce secteur, suivi des principaux secteurs industriels : l’aéronautique, les télécommunications, l’électronique, la cosmétique, la chimie et l’énergie. Notons aussi que la présence et la progression du CEA au 2ème rang (566 demandes de brevet publiées), du CNRS au 5ème rang (383) et de l’IFP Energies Nouvelles au 17ème rang (147), montre la progression des organismes de recherche dans ce classement.

« Le nombre de brevets publiés démontre que la crise n’affaiblit pas l’innovation de l’industrie française. Bien au contraire, on peut voir que les grands déposants l’intègre parfaitement dans leur stratégie de développement pour faire face aux contraintes économiques et du marché. Toutefois, les résultats annuels doivent également se lire en intégrant la vision pluriannuelle de l’entreprise qui traduit encore mieux l’investissement innovation de l’entreprise. », commente Yves Lapierre, Directeur général de l’INPI.

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