18 juin 2013

L’embrayage piloté eClutch de Bosch permet de nouvelles fonctions

Le pilotage de l’embrayage des boîtes de vitesses manuelles a eu un petit succès à la fin des années 90, notamment sur la Renault Twingo Easy ou sur la Saab 900 Turbo. Le conducteur pouvait ainsi passer les rapports sans avoir à débrayer pour plus de facilité de conduite et sans risque de caler le moteur. Bosch remet au goût du jour ce principe en y apportant de nouvelles fonctions.

L’embrayage est toujours commandé par un récepteur hydraulique. Côté émetteur, la pression est générée par un moteur électrique déplaçant un piston. L’équipementier propose toujours ce système en combinaison avec une pédale. Celle-ci est totalement électromécanique et donne un retour de force équivalent à celle d’un diaphragme d’embrayage.

Ce développement permet de répondre à plusieurs demandes des constructeurs :
  • Les moteurs délivrant des couples toujours plus élevés, l’eClutch réduit l’effort à la pédale (maxi 100 N pour rester dans les ressentis habituels des conducteurs).
  • L’opération d’embrayage peut être automatique sur les deux premiers rapports afin de faciliter la conduite urbaine ou dans un bouchon (Stop-and-go).
  • La transmission peut être protégée des forts à-coups si la pédale est relâchée trop rapidement.
  • l’eClutch permet la fonction « coasting » lorsque l’accélérateur est relâché à moyenne et haute vitesse. Dans ce cas, l’embrayage s’ouvre et le véhicule n’est plus ralentit par le frein moteur. Cette possibilité permet réduire la consommation et les ingénieurs estiment que l’embrayage peut être ouvert pendant 7 à 10% du temps lors d’un cycle WLTC.


  Yvonnick Gazeau

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