18 novembre 2013

Présentation de quelques programmes du StelLab de PSA après 3 années d’existence

Le StelLab – Science Technologies Exploratory Lean Laboratory – est la structure qui anime les partenariats scientifiques menés en commun entre la Direction Scientifique et l'Université PSA Peugeot Citroën. Il est l'une des composantes de la démarche d' "Open Innovation" mise en œuvre par le Groupe. Sa mission est d'animer un réseau d'échanges et de dialogue entre les scientifiques, les experts PSA Peugeot Citroën et des partenaires externes d'excellence.

A l'occasion des 3 ans de ce réseau, le constructeur a présenté les premiers résultats des travaux de recherche initiés avec ses partenaires scientifiques, travaux menés dans 3 domaines : "clean technologies", Interfaces Homme-Machine (IHM) et aides à la conduite.

Actionneurs fluidiques

Les "clean technologies" répondent aux enjeux de réduction des émissions de CO2, le groupe ciblant des émissions moyennes de 70 g/km pour 2025. La combustion solide des matériaux énergétiques pour remplacer les hydrocarbures est l’un des 4 programmes présentés. L’idée est d’alimenter le moteur thermique en particules métalliques qui dégageraient de l’énergie sans émission de CO2. Les métaux visés sont l’aluminium, le fer ou le magnésium. Autre programme, les matériaux à mémoire de forme présentent de plus en plus d’intérêt, des actionneurs étant déjà commercialisés en aéronautique et aussi sur la Corvette. Le StelLab souhaite développer cette technologie à moyen terme pour améliorer l'aérodynamique des véhicules en fonction des conditions d'utilisation et, d’ici 1 à 2 ans, pour des petites applications dans l’habitacle. Une équipe travaille également sur l’amélioration de l’aérodynamique par actionneurs fluidiques. Cette technique consiste à pulser des jets d’air à fréquence adéquate dans des zones spécifiques de la carrosserie (ex : à la place du béquet arrière) pour réduire la traînée. Enfin, le développement des matériaux légers passe par une étude de leur robustesse dans le temps qui sera analysée par un outil de simulation du comportement des matériaux composites.

Parmi les programmes des aides à la conduite, des chercheurs étudient un dispositif d’assistance au conducteur d’un véhicule dans un trafic (évitement des collisions, optimisation des espaces et minimisation des temps de trajet) basée sur la conduite en formation de type "banc de poissons" (ex. : pas de chef de bande, communications entre poissons et avec l’environnement). Le programme est amené à collecter et analyser les données enregistrées sur routes ouvertes pour mieux comprendre les comportements de conduites complexes. Ces algorithmes utilisent les données de capteurs déjà connus, connectés ou pas aux informations des infrastructures.

Reconnaissance des gestes

Les Interfaces Homme-Machine proposent de nouveaux moyens de communication. Par exemple, la reconnaissance des gestes des doigts permet des commandes simples sans lâcher le volant et, avec un affichage tête haute, sans quitter la route des yeux. Grâce à une caméra, infrarouge pour fonctionner dans une large gamme de luminosité (face au soleil ou de nuit), le système reconnait le nombre de doigts levés et leur geste pour piloter des fonctions comme la climatisation ou la radio, gestes qui se rapprochent de ceux effectués sur un écran tactile. Les chercheurs ont aussi observés et analysés des attentes de différentes cultures, par exemple celle des clients Chinois, pour proposer des innovations répondant à leurs besoins spécifiques.

  Yvonnick Gazeau

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