29 avril 2014

Les 100 ans du démarreur Bosch

Il y a 100 ans, en mars 1914, Bosch lançait son premier démarreur électrique pour automobile. A l’époque, l’alimentation électrique du nouveau démarreur était fournie par la batterie du véhicule couplée au système d’éclairage automobile indépendant du même équipementier, lancé une année plus tôt. D’ailleurs, les anciens démarreurs pesaient près de 10 kg et produisaient simplement 0,6 kW, alors que les démarreurs d’aujourd’hui pèsent entre 1,9 et 17 kg et sont capables de produire entre 0,87 et 9,2 kW, ce qui illustre bien l’ampleur des progrès technologiques.

Le démarreur électrique a été inventé en 1911 par Charles Kettering qui travaillait pour la société ACG (devenu Delphi). La première commercialisation est apparue cette année-là sur une Cadillac. Cependant, le démarreur électrique s’est longtemps révélé incompatible avec une utilisation quotidienne et une production en série. Lorsque la sécurité et la fiabilité de fonctionnement furent atteintes, le démarreur électrique a commencé à se généraliser. Le démarreur électrique Bosch était actionné au moyen d’une pédale tout d’abord, puis d’un bouton.



Comme la demande de démarreurs électriques venait surtout d’Amérique du Nord, l’équipementier allemand décida d’accélérer la production de l’usine de Plainfield, dans le New Jersey en 1914. Au départ, les ventes des nouveaux dispositifs sont restées modestes. En 1927, 11'000 unités ont été vendues. Puis les démarreurs ont commencé à être largement acceptés et en 1933, les ventes ont alors atteint près de 550’000 pièces. Mais il fallut encore attendre des années pour voir la manivelle disparaître complètement des routes.

En 2007, une nouvelle étape est franchie avec la production en série de démarreurs spécifiquement conçus pour les systèmes start/stop. Cette fonction coupe le moteur quand le véhicule est à l’arrêt et le relance, rapidement et automatiquement, dès que le conducteur appuie sur la pédale d’embrayage, afin d’économiser du carburant. Dans le but de réduire encore la consommation de carburant et les émissions de CO2, les ingénieurs travaillent sur la possibilité d’augmenter graduellement le temps d’arrêt du moteur. C’est ce qui est appelé « roue libre », car le véhicule se retrouve en roue libre jusqu’à l’arrêt. A terme, cette fonction permettra même de couper le moteur sur la route dès que le pied du conducteur quittera la pédale d’accélérateur.

  Yvonnick Gazeau

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