27 mai 2014

Bilan à 5 ans du Technocampus Composites / Cetim

Le Cetim, institut technologique de mécanique, a présenté le bilan de ses 5 années d’activité au sein de Technocampus Composites.

C’est en 2009, qu’aux côtés d’Airbus et d’EADS IW, au sein du GIE CMII, le Cetim s’est installé dans Technocampus Composites (alors EMC2), partageant ainsi l’ambition de créer un pôle de référence et de développer le tissu industriel, notamment autour des matériaux composites et des structures multimatériaux. Cette dynamique a été renforcée avec la création en 2011 de l’IRT Jules Verne.

Triangle de suspension automobile en composite

Les installations du Cetim présentes sur la plateforme représentent aujourd’hui 15 millions d’euros d’investissement, notamment dans les moyens d’essais et des procédés de fabrication parmi les plus innovants en Europe. Les prestations de recherche partenariales menées sur ces 5 années pour le compte de donneurs d’ordres comme de PME représentent un chiffre d’affaires de plus de 20 millions d’euros. Parmi les 10 projets structurants pilotés par le Cetim, nous pouvons noter le développement d’un matériau composite auto-amortissant, la mise au point d’un triangle de suspension automobile (masse divisée par 2), l’assemblage de métaux et de composites pour l’automobile (projet Limeco) ou Crashbox, un prototype d’élément de structure automobile apportant un gain de poids de 66 %.

À partir de la plateforme Technocampus Composites, le Cetim et l’IRT Jules Verne ont développé, avec des partenaires académiques et industriels, une ligne pilote de fabrication de pièces en composites et multi-matériaux allant de la fibre au produit fini. Pour Christophe Champenois, responsable ingénierie des composites au Cetim, « Nous avons choisi le cahier des charges le plus exigeant en la matière : celui de l'automobile. Pour répondre aux normes antipollution applicables dès 2020, les constructeurs doivent impérativement réduire la masse des véhicules, d'où l'intérêt de fabriquer des pièces de structure en composites. S'ils acceptent un surcoût de 3 euros par kilogramme, ils exigent des temps de fabrication de l'ordre de 2 minutes par pièce ».

Deux premiers modules dont aujourd’hui en cours de réalisation. Le module RTM (moulage par transfert de résine) est piloté par le Cemcat (Laval) et l’IRT Jules Verne. Le Cetim développe le module de nappage qui nécessite la conception et la fabrication de nouvelles machines. Ce défi est relevé grâce un partenariat industriel signé avec des PME françaises innovantes : Pinette Emidecau Industries, Compose, Loiretech.

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