8 octobre 2014

AKKA Technologies travaille la mobilité urbaine du futur

AKKA Technologies expose au Mondial de l'Automobile son concept-car LINK&GO que nous avions présenté dans notre actualité du 13 mars 2013. Pour rappel, c’est un petit véhicule électrique proposant deux modes de fonctionnement : avec ou sans conducteur. Il peut se diriger sur des voies dédiées ou de se garer en mode automatique grâce à un programme de réalité augmentée combiné à un ensemble de capteurs embarqués : lasers, caméra stéréo et centrale inertielle. La propulsion est assurée par un moteur électrique pour chaque roue arrière. Une autre singularité réside dans sa direction de type « by-wire » appelé « suspension directive » qui est constituée d’un motoréducteur électrique placé en haut de chaque amortisseur supportant le porte-moyeux. Ce module de roue compact assure donc à la fois les fonctions de suspension et de direction.

Le véhicule se déplace en conduite autonome dans un milieu connu. Pour cela, il doit faire une première fois le parcours pour que ses 2 lidars numérisent l’environnement jusqu’à une portée de 200 m. La conduite autonome est ensuite possible grâce aux lidars qui repèrent les changements d’environnement et les radars et caméra qui détectent les obstacles de proximité. Philippe Obry, président d’AKKA Research, ajoute : « Les lidars utilisés sont 10 fois moins onéreux que ceux utilisés par les « Google's cars » car nous n’avons pas besoin d’enregistrer autant de couches numériques ».

Toujours en collaboration avec Dassault Systèmes, AKKA Technologies travaille aujourd’hui sur une évolution que nous a décrite Philippe Obry : « Le prochain véhicule mettra l’usager au centre du projet. Il ira plus loin en connectivité car il utilisera les technologies IT et le « big data ». » Une autre modification concerne les trains roulants puisque les 4 roues seront indépendantes : chaque module de roue sera de type « moteur à suspension directive », une évolution du précédent concept. Le module assurera les fonctions de traction, de direction et de suspension. Chaque ensemble disposera d’un moteur électrique pour le braquage et d’un second refroidi par circuit d’eau pour la propulsion. Ainsi équipé des 4 modules, le véhicule pourra tourner dans un très faible rayon de braquage, voire sur lui-même, ou de déplacer latéralement pour un stationnement.

  Yvonnick Gazeau

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