21 octobre 2014

La riposte des lampes xénon

Malgré leur puissance lumineuse moindre selon les applications, l'éclairage à LEDs prend progressivement des parts de marché sur les lampes à décharge (xénon), notamment en raison de leur coût potentiellement inférieur et de leur facilité à proposer la fonction ADB. Les spécialistes du xénon n'ont cependant pas abdiqué. L’année dernière, ils ont lancé la commercialisation d’une alternative à coût plus abordable en ne délivrant que 2000 lm au lieu des 3000 lm de l’ampoule D3S (25 W au lieu des 35 W). Voir notre actualité du 17 janvier 2013. Cette lampe équipe actuellement une vingtaine de modèles tels que le Citroën C4 Picasso, l'Audi TT ou l'Alfa Romeo 4C.

Les équipementiers développent aussi une nouvelle alternative présentée au congrès VISION 2014 organisé par la SIA (Société des Ingénieurs de l'Automobile) : une lampe à décharge D9S qui bénéficie des progrès de la technologie depuis la sortie des premiers xénon. La principale évolution est la réduction de la distance à 3 mm entre les deux électrodes produisant la lumière. Cette modification accroît la luminosité de l'arc et permet de diminuer l'encombrement et le poids de la lampe par rapport aux modèles D3S à 35 W. Le diamètre de la lentille passe ainsi de 73 mm à 50 mm et la longueur du module de 127 mm à 84 mm. Autre avantage, la lampe a été développée pour combiner le feu de croisement à 25 W et le feu de route à 35 W, le changement étant réalisé de façon conventionnelle par le basculement d'un volet. Dans la première fonction, la luminosité est limitée à 2000 lm, ce qui évite l'installation obligatoire des systèmes de nettoyage et de correction d'assiette et réduit le coût par rapport à la D3S. En feu de route, la distance réduite entre les électrodes permet de délivrer une luminance 40 % plus élevée.

Cette nouvelle lampe à décharge D9S devrait être disponible et homologuée à partir de 2016. Lampe à décharge DS9 en cours de développement chez Osram.

  Yvonnick Gazeau

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