22 septembre 2015

Les prochaines étapes du SCR présentées par Plastic Omnium Auto Inergy

La division Auto Inergy de Plastic Omnium a développé plusieurs solutions qui répondent à l’augmentation de la consommation d’AdBlue imposée par les futures réglementations.

L’équipementier propose déjà plusieurs possibilités de traitement des oxydes d’azote (NOx) des diesels par système SCR (Réduction Catalytique Sélective). Cette technologie consiste à injecter le liquide AdBlue – une solution d’urée et d’eau – dans la ligne d’échappement. L’urée déclenche alors une réaction chimique transformant les NOx en azote inerte et en vapeur d’eau.

L’offre DINOx Premium de Plastic Omnium est équipée d’un module de distribution d’AdBlue standardisé et d’un système de contrôle entièrement autonome (logiciel et composants). Elle a été choisie par 7 constructeurs pour équiper plus de 30 programmes de véhicules.

En plus du réservoir, de la pompe et du réchauffeur, le tout-en-un DINOx Compact intègre la carte de contrôle électronique et tous les capteurs dans un même module pour proposer un meilleur rapport performance/coût. Quant au DINOx Enhanced, il ajoute au DINOx Premium un chauffeur secondaire optionnel qui améliore l’autonomie du système. Son réservoir en plastique injecté permet d’optimiser la capacité de stockage d’AdBlue et sa jauge de niveau continue fonctionne sans flotteur.

Les réglementations à venir vont impacter les systèmes SCR. Un chef de projet annonce ainsi : « Plus que l’Euro 6c, l’introduction des cycles RDE et WLTP va doubler la consommation moyenne d’AdBlue, soit 2l/1000 km. Il ne sera alors plus question d’embarquer la quantité qui permettait d’attendre chaque révision et le conducteur devra faire lui-même les appoints ».

La première étape sera un goulot voisin de celui à gazole et qui permettra le remplissage avec un bidon. Ce standard reste à définir.

La seconde étape appelée SCR solide facilitera cette opération. L’idée est de remplacer l’AdBlue liquide par des cartouches d’environ 20 cm de long et 10 cm de large contenant de l’urée pure enfermée dans des sels. Lorsque la cartouche est chauffée entre 60 et 80°C, l’urée se libère sous forme gazeuse, son débit et sa pression de 2 bars étant contrôlés par le système de chauffe. Le gaz est ensuite conduit directement dans le catalyseur sans avoir recours à un injecteur.

Une cartouche devrait pouvoir alimenter le système pendant 1500 km en moyenne, soit environ 2 pleins de carburant. Le véhicule pourrait avoir 2 logements à cartouche pour les remplacements par l’utilisateur et d’autres seraient accessibles uniquement par les mécaniciens. Le conducteur aurait alors le choix de l’utilisation de chaque cartouche.

Cette solution amène également une réduction de 15% en encombrement et elle ne risque pas de produire de dépôts puisque l’urée n’est pas liquide. Un mélangeur dans le catalyseur est nécessaire pour que l’urée se combine de façon homogène aux gaz d’échappement. Ce projet est réalisé en concertation avec l’industrie automobile pour qu’il soit encadré de standards réglementaires.

  Yvonnick Gazeau

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