5 janvier 2016

Analyse du cycle de vie de la Mercedes GLE 500 e 4MATIC

Depuis 2009, Mercedes-Benz publie une analyse du cycle de vie de ses principaux modèles en termes d’énergie et d’émissions de CO2. Vérifié par l’autorité TÜV Süd, le dixième recueil concerne pour la première fois un modèle hybride avec une comparaison intéressante à son homologue thermique GLE 500 4MATIC.


Le nouveau GLE 500 e 4MATIC est un SUV 4 roues motrices, hybride et rechargeable. Il est équipé d’un V6 à injection directe d’essence délivrant 245 kW (333 ch) et d’un module hybride de 85 kW (116 ch) intégré dans la transmission automatique 7G-TRONIC PLUS à 7 rapports. Sa consommation homologuée sur le cycle NEDC est de 3,3 à 3,7 l/100 km selon ses équipements et ses émissions de CO2 de 78 à 84 g/km. La propulsion électrique est capable d’emmener le véhicule jusqu’à 130 km/h et sa batterie lithium-ion de 8,7 kWh permet une autonomie NEDC de 30 km. La gestion de la charge/décharge de la batterie prend en compte les spécificités du parcours s’il a été entré dans le système de navigation (ex. : prévision d’une décélération avant qu’un panneau stop soit visible).

L’analyse montre que la production du SUV hybride demande 234 gigajoules, soit bien plus que les 190 GJ du modèle thermique. A cela s’ajoute les 31 GJ de recharge de la batterie, chiffre annoncé en cas de fourniture par des centrales hydroélectriques. En contrepartie, la consommation d’énergie fossile est nettement moindre – 423 GJ au lieu de 909 GJ – de même que l’énergie pour la production du carburant : 57 au lieu de 96 GJ. Le bilan final montre que le modèle hybride a dépensé 748 GJ pour effectuer 250'000 km, 42% de moins que la version thermique équivalente.


L’étude sur les émissions de CO2 indique des équilibres assez similaires. La production est plus émettrice – 13 tonnes de CO2 au lieu de 10,5 t – mais les émissions dues au roulage sont très nettement inférieures : 19,5 au lieu de 64,5 t. Le constructeur précise également que les rejets de CO2 liés à la production d’énergie électrique pour la batterie sont de 18,6 t en mixte européen (renouvelables et non renouvelables) mais ils ne pourraient être que de 0,2 t si l’énergie pouvait être d’origine uniquement hydroélectrique. Le bilan du cycle de vie montre 55,1 tonnes d’émissions de CO2 (36,8 t si exclusivement énergie hydroélectrique) contre 87 t pour la version essence.

La répartition des matériaux utilisés pour la fabrication diffère très peu entre les deux modèles : si l’hybride emploie moins d’acier – 56% au lieu de 58% – il utilise 1% de plus d’alliages légers et de matériaux divers.



  Yvonnick Gazeau

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