22 septembre 2016

Le contrôle longitudinal des ACC puise des prestations dans la conduite autonome

Le régulateur adaptatif de vitesse (ACC - Adaptive cruise control) intègre désormais des sous-fonctions qui facilitent encore plus son utilisation.

L’ACC régule la vitesse à celle de la consigne donnée par le conducteur et maintient une distance de sécurité avec le véhicule qui précède. Lorsque le véhicule se rapproche d’un autre, le système réduit ou coupe momentanément la puissance du moteur puis la pilote afin de conserver la distance de sécurité. Celle-ci est mesurée par un radar ou une caméra (ou par la fusion des deux informations) qui détecte l’obstacle et une analyse des données permet de déterminer si la cible doit être prise en compte (voiture, moto, piéton si le programme le permet) ou non (ex. : ballon sur la voie).

Avec le temps, les prestations des ACC se sont affinées : la qualité de détection s’est améliorée (mauvais temps, deux-roues, plus grande portée, angle de détection élargi, vitesse nulle) et l’information sur la cible est devenue plus précise, par exemple pour déterminer si elle est dans la même voie ou dans une voie adjacente, même dans les virages très prononcés.

L’ACC dispense le conducteur de toute intervention sur les pédales et les cas de déconnexion se raréfient. En cas de rapprochement dangereux, certains ACC émettent une alerte sonore pour demander au conducteur de freiner mais les produits les plus aboutis – et pas seulement ceux des voitures haut de gamme – intègrent maintenant le freinage progressif.

Si la distance de sécurité est sous contrôle, des systèmes comme par exemple l'i-ACC de Honda acceptent cependant qu’un véhicule se rabatte devant vous sans intervenir sur les freins à condition qu’il soit plus rapide. Une autre adaptation à la conduite, peut-être le fin du fin, est présente dans les derniers modèles Mazda pour faciliter le dépassement : lorsque la vitesse est réduite par une voiture qui précède, la mise en action des clignotants commande un début d’accélération afin de faciliter le dépassement plutôt que d’attendre le changement de voie complet et la disparition de la cible pour commencer à augmenter la vitesse.

Quelques ACC sont connectés aux données du système de navigation afin d’optimiser l’accélération et la décélération ainsi que les changements de rapports pour éviter d’accélérer inutilement alors que le véhicule devra par exemple s’arrêter à un « stop » dans 300 m. Sur la nouvelle Porsche Panamera, le programme « Sport » accélère entre deux limitations de vitesse rapprochées (ex. : entre deux villages séparés de quelques centaines de mètres) alors qu’en « Normal » la vitesse réduite est maintenue. La cartographie peut également fournir des informations sur le rayon des virages et la déclivité de la route.

Toutes ces sous-fonctions de contrôle longitudinal se généraliseront et seront bien sûr intégrées dans les programmes des voitures autonomes en combinant le contrôle latéral (maintien dans la voie, changement de voie, etc.) et en ajoutant des redondances de mesure et d’actionneurs.


  Yvonnick Gazeau

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