18 octobre 2016

Informations complémentaires sur la traction électrique

La première partie des Ateliers techniques organisés par la PFA en marge du Mondial de l’automobile nous a permis de recueillir quelques informations complémentaires et de faire des rappels sur la traction électrique.

Les Ateliers techniques ont mis en avant les forces de l’industrie française qui peut s’appuyer sur des acteurs innovants avec ses deux constructeurs PSA et Renault, ses équipementiers tels que Faurecia, Plastic Omnium, Valeo ou Michelin.

Il a été rappelé leur forte implication dans les tractions hybrides et électriques ou sur des engagements majeurs comme celui, unique, du projet FORCE qui permettra en cas de succès d’utiliser des pièces en polymère renforcé de fibre de carbone à un coût de 8 €/kg au lieu de 15 €/kg aujourd’hui.

Si les présentations étaient intéressantes, les questions de la salle lors de la table ronde sur le thème « Comment la Filière Automobile française voit-elle le post-2020 pour tenir les objectifs d'émissions et conserver la notion de véhicule abordable ? » ont permis aux orateurs de sortir un peu de leur cadre formaté. A propos de l’évolution des batteries, Frédéric Martin, directeur délégué de l'ingénierie chez Renault, a annoncé : « Les batteries resteront sur la technologie lithium ion pour de nombreuses années encore et leurs performances vont progresser jusqu'à 2025. En partant d’une base 100 aujourd'hui, nous estimons que son coût sera de 75 en 2020 et entre 60 et 65 en 2025. » Un coût de 250 €/kWh a été avancé parmi les participants.

Il est aussi indiqué que le bilan CO2 devrait être pris du « puit à la roue » afin de prendre en compte les émissions dues à la production d’électricité. Si la France est avantagée sur ce sujet, elles seraient au niveau d’un véhicule diesel en Allemagne où 50% de l’énergie électrique est d’origine fossile et équivalent à une voiture essence en Chine.

Concernant la pollution de l’air dans ce dernier pays, le développement des voitures électriques est jugé catastrophique. Une autre remarque a également été émise : « Plus les émissions de CO2 seront réduites, plus les particules issues des freins et des pneus compteront. » Il a été rappelé que les voitures dotées d’un freinage récupérateur d’énergie ont moins recours aux freins mécaniques. Elie Chkaiban de chez Michelin ajoute : « Les particules des pneumatiques sont plus lourdes que l’air. Elles restent au sol et ne peuvent pas être respirées. »

Enfin, Gilles Le Borgne, directeur R&D du groupe PSA rappelle que le constructeur s’est engagé à produire des véhicules qui répondent à la norme RDE avec un coefficient de conformité de 1,5 alors que 2,1 suffirait pour répondre à la norme Euro 6d-Temp à partir de septembre 2017.


  Yvonnick Gazeau

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