27 octobre 2004

Résultats du Challenge Bibendum Michelin 2004

Le challenge Bibendum Michelin faisait cette année étape en Chine. Avec une population d'automobilistes marginale (seulement 30 millions de conducteurs environ en 2002 pour une population totale de 1,3 milliards d'habitants), l'économie devrait croître au cours des dix à vingt prochaines années au rythme exceptionnel de 7 à 8 % par an. C'est dire que dans ce contexte singulier, des mesures de protection de l'environnement en faveur d'une mobilité plus propre devront être envisagées.

74 véhicules étaient en compétition, sur les 150 présentés au Challenge Bibendum 2004, avec plus de 50 % de véhicules électriques (à batterie ou à pile à combustible) et un nombre significatif de moteurs thermiques utilisant des biocarburants. Parmi eux : 38 voitures, 20 deux-roues, 1 camion et 15 bus. A noter, la forte présence des véhicules chinois, au nombre de 43, dont 20 deux-roues et 15 bus.

La performance des véhicules a été évaluée sur les critères et tests suivants : accélération, freinage, slalom, rallye, bruit, efficacité énergétique, pollution locale, émissions de CO2, autonomie, crash tests. La consommation énergétique est en moyenne inférieure à 5 L /100 km (ou équivalent) pour les voitures, certains véhicules atteignant une consommation de 3L/100 km. Le diesel est très compétitif dans ce domaine, de même que l'hybride diesel, mais on enregistre également de très bons résultats sur les hybrides à moteur essence. On assiste à une convergence de l'efficacité énergétique des différentes technologies. Les véhicules électriques poursuivent leurs remarquables progrès, notamment grâce à des batteries lithium-ion qui conduisent à une autonomie supérieure à 300 km.

En matière de pollution locale, les moteurs thermiques confirment leurs progrès considérables. D'ailleurs, un véhicule essence et un 4X4 hybride réussissent à atteindre des seuils à la limite du mesurable. Autre message fort dans le contexte de cette sixième édition de l'événement: trois véhicules destinés au marché chinois sont conformes au niveau d'émissions Euro 4, ce qui leur confère un avantage certain au moment où les autorités de Pékin s'apprêtent à appliquer Euro 3.

En terme d'émissions de CO2, selon un cycle du puits au pneu (intégrant le bilan CO2 de la production de l'énergie utilisée par le véhicule), on peut souligner les bons résultats des biocarburants. S'agissant de l'hydrogène et de l'électricité, la qualité de la performance dépend du mode de production de ces énergies.

L'expression " du puits au pneu " plutôt que " du puits à la roue " traditionnellement utilisée par les experts car la première tient compte du rôle important que joue le pneumatique dans la mobilité routière et de son rôle dans le bilan énergétique d'un véhicule, et par conséquent, de ses émissions de CO2. Rappelons qu'un plein de carburant sur cinq (dans le cas des véhicules de tourisme) est " consommé " par le phénomène de la résistance au roulement des pneumatiques, d'où l'importance de la recherche dans ce domaine.

Les voitures gagnantes sont les suivantes :
1. Kunihiko Takemoto/Wang Hui (Toyota Prius N° 143)
2. Stefan Eichhorner/Grace Yang (Audi A8 TDI N° 160)
3. Rosario Beretta/Motzett (Mercedes A Class Fuel Cell N°101)
4. Robert Windisch/Winfried Piontke (Mercedes A Class Fuel Cell N° 102)
5. Pierre-Alain Magne/Gino Paganelli (Michelin PSI HY-LIGHT N° 104)

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