24 février 2005

TRW présente la direction réduisant la distance de freinage

Quel est le rapport entre la direction d’une voiture et son système de freins ? L’équipementier TRW a présenté une prochaine évolution curieuse de son ESP. Le système STC, pour Steering Torque Control, aide le conducteur à placer les roues directrices dans le bon angle pour améliorer l’efficacité de l’ESP/ABS.

Lors d’un freinage appuyé sur un sol à adhérence différenciée entre les côtés droite et gauche, l’ABS corrige les pressions pour éviter le blocage des roues, mais la voiture tend alors à s’orienter vers le côté le plus adhérent. Le conducteur donne alors plusieurs légers coups de volant pour maintenir le véhicule en ligne. Les ingénieurs de développement se sont alors demandés pourquoi laisser le conducteur chercher le bon angle de braquage alors qu’il est connu par l’ESP. L’application STC semble simple. En connectant l’ESP à la direction à assistance électrique EPS (elle avait déjà l’information de la vitesse), il suffit de donner un léger couple de rotation au volant pour inciter le conducteur à lui donner immédiatement la position idéale.

Le STC agit aussi dans un deuxième cas de figure, le survirage. Un essai sur piste enneigée nous a littéralement bluffé. La voiture en appui sur un large cercle à 100 km/h, STC débranché, il faut se battre avec le volant pour ne pas partir en survirage exagéré. Le système STC branché, une légère force dans la colonne de direction nous invite à placer le volant dans le bon angle. La vitesse de roulage n’est pas plus élevée, mais la voiture est plus stable et demande moins de concentration au conducteur. Bien sûr, les ESP actuels peuvent déjà limiter le survirage, mais au prix d’un plus grand nombre d’interventions des freins, voire de la puissance du moteur. Résultat, la vitesse de passage en courbe est inférieure. Le système supporte aussi les changements de direction successifs du conducteur, comme par exemple le test de l’élan.

Une grande inconnue subsiste. Comment le système peut-il à la fois proposer une position adéquate du volant et connaître la trajectoire souhaitée par le conducteur par cette même information du volant ? En forme de réponse, nous avons juste obtenu : « mais nos concurrents voudraient aussi le savoir… ». Seule information acquise, un conducteur détecte une situation de dérapage en 200 à 300 millisecondes, l’ESP en 20 ms.

Le système STC est actuellement proposé aux constructeurs pour une éventuelle commercialisation. Une version avec direction à assistance hydraulique est aussi en développement.

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