14 mars 2005

La compression variable intéresse aussi le moteur diesel

Mardi dernier, Le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) et la SIA (Société des Ingénieurs Automobiles) ont présenté une passionnante conférence sur le moteur à taux de compression volumétrique variable, en présence de M. Vianney Rabhi, concepteur du prometteur MCE-5. L’intérêt de ce dispositif est de maintenir une compression optimale au point mort haut (PMH) lors des charges partielles et ainsi améliorer le rendement d’utilisation du moteur. Pour rappel, si ce rendement maximal peut atteindre 30 à 35%, il n’est que de 13% sur une mesure de consommation mixte CEE.

Tout cela pourrait a priori ne concerner que le moteur à essence, car le diesel ne limite pas sa masse d’air admise en charge partielle. Faux, les moteurs diesels modernes sont pourvus de volets sur l’une des deux tubulures d’admission de chaque cylindre pour créer un effet swirl. Cela a une légère incidence sur la masse d’air admise, et par conséquent sur la pression au PMH. De plus, le rapport volumétrique de compression est de plus en plus bas en raison de la suralimentation qui ne cesse de croître. D’une valeur courante de 18 à 19:1, ce rapport est souvent autour de 17:1 sur les dernières productions. Il est même de 16.5:1 sur le moteur BMW 535d à suralimentation à double étage, concept qui va certainement se généraliser. Conséquence : des problèmes de démarrage pourraient apparaître. Le moteur à compression variable serait alors le remède, même si sa priorité reste le moteur à essence.

Voir aussi notre dossier Les moteurs à rapport volumétrique variable.

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