18 mars 2005

LuK invente l’embrayage piloté… à pédale

La tendance de la nouvelle génération de motorisations au sein du secteur automobile peut être résumée de la façon suivante : une augmentation accrue du couple pour un plus grand plaisir de conduite et de meilleures performances. Ainsi, par exemple, le couple des motorisations Diesel d’une cylindrée comprise entre 1,8 et 2,5 litres a presque doublé au cours des 25 dernières années.

Néanmoins, ceci est-il positif pour l’agrément de conduite et une dynamique sans limite ? Pas tout à fait : puisque le concept de l’embrayage et la place disponible pour les pièces demeurent inchangés, l’effort de serrage requis de la part de l’embrayage afin de transférer le couple du moteur sera inévitablement plus important. Par conséquent, l’effort d’actionnement exercé par le conducteur sur la pédale d’embrayage sera lui aussi plus marqué. Durant ces 10 dernières années, il a été possible de limiter l’effort d’actionnement à un niveau acceptable en faisant appel à des systèmes d’embrayage permettant de réduire la pression nécessaire.

« Selon le modèle de véhicule, pour un couple d’environ 350 Nm, le conducteur doit exercer une pression comprise entre 13 et 18 kg environ lorsqu’il appuie sur l’embrayage », souligne Matthias Zink, responsable de la ligne de produit systèmes d’embrayage chez l’équipementier automobile LuK. « Les efforts d’actionnement acceptables sont au maximum de 12 kg avec une course de pédale pouvant atteindre 15 cm. Exercer des pressions qui dépasseraient ce cadre afin d’embrayer ou de débrayer serait tout simplement inconcevable pour le conducteur habitué au confort, en particulier lorsque ce dernier est une femme ».

Baptisée « Clutch Servo Assistance » (CSA), la solution créée par les spécialistes de Bühl autour du dispositif de démarrage est un système actif qui permet d’actionner l’embrayage à l’aide d’une faible pression sur la pédale, et ce, quel que soit le couple du moteur. Le dispositif de servo-assistance de LuK est placé entre le maître-cylindre et le récepteur d’embrayage dans le circuit de débrayage hydraulique, c’est-à-dire entre la pédale et l’embrayage. Ce système est composé d’une pompe entraînée par un moteur électrique et d’une soupape de régulation, qui établit une relation fixe entre la pression au maître-cylindre et celle au cylindre récepteur d’embrayage. L’assistance intervient proportionnellement à l’effort d’actionnement. Pour cela, aucun capteur ou système électronique n’est nécessaire. Un seuil de pression est établi selon le modèle du véhicule dans lequel le système CSA de LuK est utilisé. C’est à partir de ce point que la pompe enclenche l’assistance. En conséquence du fait que l’assistance est proportionnelle à la pression, une compensation partielle est assurée en fonction des tolérances et des variations sur l’hystérèse de distance et de frottement.

Ainsi, par exemple, grâce au dispositif d’asservissement, l’effort à la pédale peut être fixé à une valeur cible de 100 N (env. 10 kg) qui s’appliquerait à un modèle précis dans lequel la pédale d’embrayage doit être « apprivoisée » à un couple de 500 Nm, garantissant ainsi une sécurité supplémentaire et une utilisation d’un niveau de confort correspondant.

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