6 juillet 2005

Une Citroên C5 en conduite intégrale by-wire

By-wire est l’expression maintenant couramment utilisée pour parler de commande uniquement électrique, sans lien mécanique. La plupart des véhicules actuels ont, par exemple, un accélérateur by-wire, donc sans câble : un capteur prend l’information de la position de la pédale et un moteur électrique ouvre le papillon des gaz du moteur à essence de la même proportion.

La C5 présentée par Citroën offre la particularité d’un poste de conduite intégralement by-wire : l’accélérateur, les freins et la direction. La transmission est, quant à elle, automatique. Les commandes exclusivement électriques offrent ainsi plusieurs avantages, comme nous l’explique l’ingénieur maison Bernard Niclot :
  • Plus de sécurité passive : pas de colonne de direction, ni de pédales
  • Plus de sécurité active : par exemple, possibilité de corriger l’angle de braquage lors de freinage sur faible adhérence
  • Plus de confort : direction à démultiplication variable pour faciliter les manœuvres
  • Facilité d’adaptation des commandes : conducteur assis à gauche ou à droite, commandes différentes pour chaque carrosserie, voire pour une série limitée…
Le choix de Citroën pour la C5 de démonstration a été celui des commandes uniquement sur un pseudo-volant : volant sans colonne de direction, accélérateur sur palettes centrales et freins sur boutons poussoirs. Pourquoi ce dernier choix ? Parce les études ont montré qu’en cas de surprise sur la route, le conducteur serre plus fort les mains sur le volant, donc le freinage sera plus instinctif. Il n’y a donc pas de pédale.

L’essai que nous avons pu réaliser a montré que la prise en main est rapide. Accélérateur et frein sur le volant ne demandent que très peu de temps d’accoutumance. Par contre, le maintient de l’accélérateur avec le pouce pourrait devenir fatigant, à moins d’utiliser un régulateur de vitesse… . La C5 by-wire était aussi muni d’une démultiplication variable de la direction, exagérément directe à basse vitesse pour montrer toutes les possibilités du concept. De butée en butée, la démultiplication passe ainsi d’un maximum de 540° à seulement 120° pour les très basses vitesses, ce qui permet des manœuvres en parking d’une très grande rapidité.

Toutes ces technologies ne seront évidemment pas sur nos routes dès demain. Ce n’est qu’un laboratoire d’investigation technologique, inspiré de l’aéronautique, mais qui préfigure la technique automobile en place dans une dizaine d’années.

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