4 octobre 2005

Volvo se lance dans le soja

Volvo recherche des possibilités d’utilisation de matériaux produits directement par la nature. Textiles, tapis de sol et autres matériaux pourraient ainsi être fabriqués à base d’ingrédients renouvelables et durables, tels que le chanvre, le jute, le colza et le soja.

« Nous sommes en train de passer à la phase de la vitesse supérieure dans la révolution de l’automobile verte. Notre but est de fabriquer des Volvo dont les composants « durs », par exemple les planches de bord et les plafonds seront fabriqués en lin et en cellulose et non plus en polymères à base de pétrole. Nous aurons aussi des sièges grand confort avec des garnitures de mousse en fibre naturelle et en soja », explique Katarina Sundqvist, du service de recherche et développement en conception des véhicules chez Volvo Cars.

« Non seulement les bio-fibres naturelles telles que le sisal, le chanvre, le jute et le lin sont des ressources renouvelables et durables, mais elles permettent aussi de réduire le poids de la voiture et le coût des matériaux », indique Anders Högström, du service de stratégie de conception des habitacles et de la climatisation chez Volvo Cars. « Le fait de remplacer la fibre de verre par des fibres naturelles de plus faible densité peut réduire de jusqu’à 30 % le poids des matériaux utilisés dans une voiture. Résultat, vous consommez aussi moins de carburant et vous polluez moins ! ».

Aujourd’hui, environ 85 % du poids d’une voiture Volvo est recyclable, dont 26 % de plastiques et autres matériaux non métalliques. Volvo utilise déjà des matériaux renouvelables pour certains composants quasiment à 100 % végétaux, principalement des blocs d’absorption sonore ou des tapis en fibres de coton. Un certain nombre de panneaux de portières et de garnitures sont également fabriqués en matériaux renouvelables. Volvo Cars estime qu’une augmentation de l’utilisation des matériaux bios pourrait contribuer à réduire la consommation mondiale de pétrole brut entrant dans la fabrication des plastiques d’environ 550 000 barils par an en 2020.

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