19 mai 2006

Un véhicule propulsé à la mie de pain ce week-end au Shell Eco-marathon

Les 20 et 21 mai, près de 250 véhicules étonnants et économes s’élanceront sur la piste du Shell Eco-marathon européen. En participant à l’une des plus grandes compétitions européennes d’économie d’énergie, les 164 participants français rencontreront d’autres jeunes venus de 20 pays différents, tous passionnés par l’innovation et la technologie automobile. Ils testeront leurs solutions pour relever le défi de parcourir la plus longue distance possible avec le meilleur rendement énergétique, sur le circuit de Nogaro dans le Gers. Parmi les 237 équipes attendues au Shell Eco-marathon 2006, près d’un cinquième ont choisi des énergies alternatives : 23 équipes utilisent des biocarburants, 17 de l’hydrogène et 6 de l’énergie solaire.

Les biocarburants font de plus en plus partie de notre vie quotidienne : éthanol et biodiesel alimentent déjà certaines voitures et véhicules de transports en commun. En partenariat avec la société canadienne Iogen, Shell fabrique et commercialise un bioéthanol cellulosique à partir de résidus végétaux. La fabrication de ce biocarburant à partir de ces déchets, et non pas de cultures alimentaires, élimine toute conséquence nuisible sur la chaîne alimentaire. De plus, à l’opposé de l’éthanol classique, le procédé Iogen permet de fabriquer un carburant qui, par rapport aux carburants classiques, réduit de 90 % les émissions de CO2 sur tout le cycle de vie du produit.

Le développement des biocarburants en tant qu’option énergétique viable se concrétise au Shell Eco-marathon : cette année 23 équipes présentent des véhicules utilisant des carburants dérivés de la biomasse. Soit une hausse de plus de 100 % par rapport à l’édition 2005, où seulement 11 équipes avaient choisi les biocarburants. Parmi elles, le Lycée Polyvalent de Decazeville (Aveyron) innove en fabriquant son éthanol à partir de la mie de pain non consommée à la cantine. La section bio-technologie, chargée de la fabrication du carburant procède à une fermentation alcoolique de la mie, puis à une distillation de l’éthanol obtenu pour le purifier.

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