3 juillet 2006

Bekaert, du fil barbelé à la Formule 1

Quelle drôle histoire que celle de la société Belge Bekaert. Créée il y a plus d’un siècle, elle a prospéré pendant des décennies en fabriquant du fil barbelé. Le fil métallique est ensuite devenu sa spécialité, son plus gros chiffre d’affaires étant aujourd’hui la fourniture de fil renforçant les pneumatiques. Leur surface doit être revêtue d’un traitement pour coller au caoutchouc, et voici Bekaert lancée dans les études de revêtements de pièces métalliques.

La société s’est si bien spécialisée qu’un grand nombre d’écuries de Formule 1 et d’autres compétitions mécaniques utilisent leur savoir-faire, particulièrement dans leur usine de Limoges (France). Son revêtement Cavidur, à base de carbone et graphite, est principalement employé pour rigidifier les surfaces, parfois pour améliorer le coefficient de frottement. La société s’intéresse maintenant à la production automobile. À partir de leur produit Cavidure, Bekaert a travaillé la réduction des coûts de production (température abaissée, état de surface moins rigoureuse, capacité de l’outil) et s’est principalement axée sur la réduction du frottement en ajoutant de la silice.

Ce nouveau produit, appelé Dylyn Plus, est aujourd’hui applicable à l’industrie automobile. La société belge oriente ses premières applications aux éléments de culasse tels que les poussoirs ou axes de linguet. Les moteurs diesels sont particulièrement visés, en raison des objectifs de réduction de la consommation. Une baisse des pertes de frottement dans le haut de culasse jusqu’à 30% est possible à bas régime, là où la lubrification hydro-dynamique n’est pas encore efficace, et jusqu’à 20% à plus haut régime. D’autres applications sont actuellement testées : arbre à cames, suppression de bague de pied de bielle, piston, tige d’amortisseur,… .

Un constructeur de moto utilise déjà le produit Dylyn Plus depuis 2005 et certains constructeurs testent actuellement quelques solutions.

Haut de page