29 août 2006

Le conducteur robot existe, chez Volkswagen

La CAO apporte une aide précieuse aux constructeurs, tant dans la rapidité du développement, la réduction de leurs coûts ou la précision des résultats. Il est ainsi possible de déterminer une part des caractéristiques d’une voiture, avant même qu’elle ne soit fabriquée. Les tests réels servent ensuite à valider le respect du cahier des charges, voire à apporter quelques corrections. Mais il y a encore des domaines où la CAO est impuissante, ceux ou les notions de confort ou de sensations de conduite sont prépondérantes. Par exemple, en situation dynamique extrême, chaque conducteur a sa propre sensibilité. L’expérience et la qualité des essayeurs des constructeurs apportent alors de précieux renseignements.

Leurs limites sont la difficulté à reproduire les mêmes gestes avec une grande précision de reproductivité. Par exemple, essayer de nouveaux réglages afin d’augmenter la vitesse de passage d’un test de double changement de file demande un coup de volant identique à chaque opération afin de réellement analyser la performance du véhicule, et pas celle du conducteur. Le groupe Volkswagen a développé pour cela un « robot » capable de prendre le volant d’un véhicule et de reproduire les mêmes gestes avec une grande précision. Le volant est tenu par un ensemble de vérins et les autres commandes telles que l’accélérateur, le freinage ou le changement des rapports sont contrôlées directement par un ordinateur connecté à la voiture par liaison Bus CAN. Afin de reproduire un test, le parcours est au préalable réalisé par un conducteur et enregistré. Un système DGPS (GPS précis à 2 centimètres près) et un laser, scannant la route sur un angle de 130°, complète le système. Il suffit ensuite de commander le dispositif pour que le test soit reproduit à l’identique. Si le véhicule est muni d’une crémaillère de direction électromécanique, les vérins sur le volant ne sont même plus nécessaires, l’ordinateur commande directement le dispositif.

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