26 septembre 2006

La naissance de la plateforme électronique

Outil d’intégration INTECRIO

Depuis plus d’une décennie, l’automobile est construite sur le modèle de plateformes. Ainsi, des économies d’échelle sont réalisées en partageant entre marques le soubassement, l’ensemble moteur-boîte et les trains avant et arrière. C’est par exemple le cas pour les Peugeot 307 et Citroën C4 ou VW Golf IV, Audi A3 et TT de génération 1 et Seat Ibiza. Cependant, l’électronique n’avait pas suivi cette logique. Il faut dire que, durant cette même période, elle a muté vers le multiplexage, période où certaines marques ont fait la difficile connaissance avec les bugs.

L’électronique automobile s’organise aujourd’hui en s’appuyant sur les expériences du passé et la volonté des constructeurs et des équipementiers de mettre de l’ordre dans l’architecture et tenter des réductions de coût de développement. La normalisation AUTOSAR, qui commence à prendre forme, va aider tous les acteurs automobiles à s’orienter dans cette voie. Des plateformes d’architectures électroniques vont ainsi voir le jour. Elles permettront de développer des sous-programmes, par exemple la gestion d’un ralenti moteur, et de les copier sur toutes les plateformes de véhicules utilisant ce moteur. Ces sous-programmes s’intégreront aux futurs développements ou seront ajoutés aux calculateurs déjà existants. Chaque équipementier pourra aussi en faire de même. Une interface à la norme AUTOSAR, appelée Virtual Function Bus (VFB), permettra l’intégration de l’ensemble des contrôles demandés sur un véhicule.

Cette plateforme électronique demande de nouveaux outils pour le développement. Par exemple, le spécialiste ETAS mettra à disposition de ses clients la version 2.1 de son outil d’intégration INTECRIO. Il permet le prototypage virtuel sur PC sous la norme AUTOSAR. Les programmes de contrôle de fonctions peuvent ainsi être testés très en amont de la phase de développement de la plateforme électronique. Cette nouvelle organisation est plus que nécessaire. Il est en effet estimé que le coût de la part électrique et électronique d’une voiture passera de 22 à 35 % du global entre 2000 et 2010.

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