25 octobre 2006

Le turbocompresseur à géométrie variable enfin possible sur le moteur à essence

Turbocompresseur TGV pour moteur à essence

Le turbocompresseur à géométrie variable TGV est largement diffusé sur le moteur diesel, permettant un élargissement de sa plage de régimes d’utilisation. Cependant, le moteur à essence en était privé jusqu’à maintenant en raison de sa plus grande température n’autorisant pas cette technologie. Les motoristes se sont alors contentés d’une solution intermédiaire : le turbocompresseur Twin-Scroll.

Evolution mécanique, le turbocompresseur TGV pour moteur à essence est aujourd’hui possible. C’est le spécialiste BorgWarner Turbo & Emissions Systems qui tire le premier, sur la dernière Porsche 911 turbo. Ce moteur est équipé de deux turbocompresseurs TGV de type BV50G à commande électrique capable de résister à des gaz d’échappement atteignant une température jusqu’à 1 050°C. Pour atteindre cette prouesse technique, BorgWarner a développé des roues de turbine en un alliage à base de nickel à résistance thermique élevée tel qu’il est utilisé par ailleurs dans l’industrie aérospatiale. L’amélioration est sans appel : 560 Nm entre 2 700 et 4 600 tr/min pour le précédent moteur, 620 Nm entre 1 950 et 5 000 tr/mi pour le dernier.

Et BorgWarner met la pression sur ses concurrents. Différents constructeurs automobiles évaluent actuellement les possibilités d’utilisation de cette technologie sur le moteur à essence. L’équipementier pense que d’autres véhicules à essence équipés de TGV seront commercialisés en grande série à partir de 2011. Selon leurs estimations, cette technologie s’imposera définitivement d’ici à 2016 pour le moteur à essence. «L’emploi de turbocompresseurs à géométrie variable fixera de nouvelles références pour les moteurs à essence suralimentés», affirme Hans-Peter Schmalzl, Vice President Technology de BorgWarner.
Voir aussi notre dossier La turbosuralimentation.

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