28 novembre 2006

L’IFP présente ses études sur les biocarburants

L’IFP, l’Institut Française du Pétrole, nous a proposé sa vision sur les énergies de demain. Les biocarburants sont bien sûr l’axe principal de la présentation. L’Institut estime qu’en utilisant les terres actuellement en jachère, les biocarburants de 1re génération ne pourront répondre que pour 6% de la demande. C’est un chiffre maximal car il dépend aussi de la proportion entre éthanol et biodiesel et de l’origine de l’éthanol (betterave, blé ou maïs). Il faut aussi noter que, si les biocarburants font baisser les émissions de CO2 (même si les chiffres divergent selon les études), leur production demande deux fois plus d’énergie que celle de l’essence ou du gazole. Il faut donc craindre une augmentation de la pollution de l’air, sans compter une utilisation accrue de pesticides, d’engrais et d’eau. Pour intégrer plus de biocarburants 1re génération, il est aussi possible de prendre sur les cultures dédiées à l’alimentaire ou d’importer du Brésil, mais ces voies ne sont pas à privilégier.

La meilleure solution serait l’arrivée de biocarburants de 2me génération issus de résidus de bois ou de paille de céréales. L’IFP estime que ces carburants pourraient être disponibles en 2015. Enfin, l’hydrogène a aussi été présenté comme un carburant d’avenir, utilisable par une pile à combustible ou par un moteur à combustion interne, mais sa fabrication, sa distribution et son stockage font encore face à de gros problèmes. En conclusion, il n’y a pas une filière de carburant à privilégier, mais un grand nombre de voies. Comme le disait Olivier Appert, Président de l’IFP : « La meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas ». La remarque s’adresse par exemple à la grotesque augmentation du poids des véhicules, entraînant aussi de ce fait un surdimensionnement de tous ses éléments : châssis, suspension, GMP, freinage,… .
Voir aussi nos dossiers Existe-t-il des alternatives au pétrole ? 3me partie.

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