22 décembre 2006

Dernière avancée du CEA sur les biocarburants de 2ème génération

Une équipe de chercheurs du CEA, travaillant à Grenoble, a démontré expérimentalement le 14 novembre dernier la validité d’un processus de purification, à haute température, des gaz de synthèse issus de la biomasse.

A partir de la biomasse, il est possible de produire un mélange gazeux susceptible d’être transformé en carburants de synthèse par des procédés chimiques. Portés à une température d’environ 900°C, les matériaux organiques, tels que le bois, se transforment à l’aide de vapeur d’eau en un mélange gazeux contenant majoritairement du monoxyde de carbone (CO) et de l’hydrogène (H2), molécules à partir desquelles des carburants de synthèse de type gazole peuvent être produits. La présence, dans le mélange gazeux, de méthane (CH4), de dioxyde de carbone (CO2), de goudrons volatils, de particules, et d’autres composés issus des cendres de biomasse est préjudiciable au procédé chimique de synthèse du biodiesel. Plutôt que d’utiliser un procédé catalytique pour purifier ce gaz, qui présenterait à l’échelle industrielle des contraintes de coût et de fiabilité, les chercheurs de Grenoble ont choisi d’explorer une solution thermique qui consiste à coupler au réacteur de gazéification une installation dite « étage haute température ». Celle-ci permet, à une température de 1300 à 1500°C, et en présence de vapeur d’eau, de « casser » les molécules de goudrons et de méthane pour ne récupérer que le CO et l’H2. L’apport d’énergie sur les deux étapes se fait par alimentation électrique.

C’est la démonstration des performances de ce « vaporeformage » du méthane à haute température qui vient d’être réalisée dans les laboratoires du CEA. L’étage haute température a fonctionné pour cet essai en mode autonome. La mise en place, début 2007, d’une liaison à 900°C entre la sortie du réacteur de gazéification et cet étage haute température permettra de conduire des expérimentations complémentaires. Celles-ci sont indispensables à l’étude de la faisabilité technico-économique de l’ensemble des procédés étudiés, qui sont tous non générateurs de gaz à effet de serre.

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