18 juillet 2007

Plus de 700 scientifiques du monde entier réunis à Besançon

Du 17 au 21 juin dernier, la ville de Besançon en Franche-Comté a accueilli le 12ème Congrès Mondial de l’International Federation for the Promotion of Mechanism and Machine Science. Cette manifestation scientifique, la plus grande conférence sur l’ingénierie mécanique, a réuni plus de 700 participants de 55 pays différents.

Fondée en 1969 durant la Guerre Froide, l’IFToMM avait pour vocation de rapprocher les pays de l’Est et ceux de l’Ouest pour une collaboration scientifique. Presque 40 ans plus tard, elle en est à son 12ème congrès mondial et attire désormais les chercheurs des cinq continents. Quarante-huit pays sont membres de l’IFToMM et 55 étaient représentés à Besançon pour les 5 jours de conférences.

Dans le texte de la Constitution de l’IFToMM, son rôle est clair : « Promouvoir la recherche et le développement dans le domaine des machines et des mécanismes par des méthodes théoriques et expérimentales, en prenant en compte leurs applications pratiques ». Son but n’est donc pas de réunir des Géo Trouve-Tout mais de présenter des idées développées pour l’industrie, déjà brevetées ou même déjà mises en œuvre.

Dix-huit thèmes ont été abordés par les intervenants lors des conférences : l’algorithmique pour la cinématique, les engrenages et les transmissions, les interfaces homme-machine, les systèmes articulés et cames, la mécatronique, les micro mécanismes, les oscillations non-linéaires, la robotique, la dynamique des rotors, les machines de transport, la fiabilité des machines et mécanismes, l’éducation, l’histoire de la Science des machines et des mécanismes, la biomécanique, la méthodologie de conception, la dynamique des machines, la tribologie et la dynamique de multi-corps.

De 28 à 84 ans
Selon le professeur Marco Ceccarelli, secrétaire général de l’IFToMM de 2004 à 2007, c’est une société basée sur le partage des informations dans un monde où l’on a plutôt tendance à se mettre rapidement en concurrence. La plupart des idées sont échangées oralement, au fil des discussions dans diverses langues, pendant les repas ou entre deux conférences.

Pour l’édition 2007 du Congrès Mondial, on comptait plus de 700 participants, un record pour cette fédération. Le plus jeune d’entre eux avait 28 ans et le plus âgé 84.

L’IFToMM a aussi pour mission d’aider les « jeunes » chercheurs de moins de 35 ans en attribuant 25 bourses à ceux qui voudraient venir présenter une idée lors des conférences.

Hormis la multitude de conférences en anglais, tenues dans les différentes salles du Parc des Expos de Besançon, les intervenants avaient aussi la possibilité d’exposer leurs idées sur posters. C’était l’occasion pour les autres d’étudier, chacun à son rythme, les transmissions de puissance par des engrenages non circulaires, la machine à tourner les pages d’un livre ou les méthodes itératives de résolution de matrices 4 par 4 avec des variables dépendantes.

Besançon au centre des débats
Lors du dernier congrès qui s’était déroulé il y a 4 ans en Chine, il avait fallu choisir le prochain lieu de réunion de cette communauté scientifique. Trois pays avaient posé leur candidature : le Mexique, Singapour et la France. C’était finalement cette dernière qui était retenue et Besançon se voyait tout particulièrement désignée pour accueillir l’IFToMM.

Le choix de la ville Franc-Comtoise s’appuyait sur une histoire riche dans les domaines des mécanismes et de l’horlogerie. Son laboratoire de recherche sur la dynamique, crée en 1961, l’avait de plus déjà faite connaître dans le monde scientifique. Le positionnement géographique de Besançon, proche de la frontière allemande, avait aussi pesé dans la balance puisque certains participants européens venaient de leurs pays d’origines en train ou même en bus !

Durant les conférences, on retrouvait aussi des professeurs et des chercheurs de l’institut FEMTO-ST (Franche-Comté Electronique Mécanique Thermique et Optique - Sciences et Technologies), un institut de recherche implanté dans la région depuis 2004 et lié à l’Université de Franche-Comté.
Renaud LACROIX (www.webcarcenter.com)

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