4 septembre 2007

Opel E-Flex, le concept de véhicule multi-énergie de demain

Opel E-Flex

Il est fort probable que le véhicule de demain soit multi-énergie, avec des sources énergétiques différentes selon les continents. C’est à partir de ce constat que General Motors a développé l’E-Flex, une voiture de milieu de gamme qui est à la fois électrique, pour une utilisation urbaine, et thermique pour des longs parcours. Ne serait-il pas mieux de proposer deux véhicules mieux adaptés à chaque emploi spécifique ? « Nous ne croyons pas au véhicule dédié. Toutes les expériences passées ont montré que cela ne marchait pas » nous a répondu Benoit Schlumberger, Global Compact Segment Director.

L’E-Flex est équipé d’une batterie lithium-ion de grande capacité, 16 kWh, et refroidi par eau. Elle est placée dans le tunnel central. Un moteur électrique sur l’essieu avant développe 120 kW (163 ch) et 370 Nm en pointe. Cet équipement est capable de déplacer le véhicule jusqu’à sa vitesse maxi et son autonomie est de 55 km selon le cycle mixte CEE. L’E-Flex est aussi doté d’un moteur thermique qui entraîne un générateur de 53 kW pour recharger la batterie. Son montage en série dans la chaîne cinématique n’est pas idéal au point de vu rendement, mais il permet la récupération de l’énergie au freinage. Sa consommation en cycle mixte serait de 3,4 l/100 km et son autonomie de 775 km. Le type de moteur s’adapte à la demande du marché local : 1.0 essence 3 cylindres ou 1.3 CDTI bio-Diesel. Le véhicule dispose aussi d’un branchement 220 volts permettant une recharge lors d’un stationnement. A la place d’un moteur thermique, une pile à combustible est aussi prévue, les réservoirs d’hydrogène étant logés à l’arrière du châssis.

Un calcul du coût kilométrique a été fait par GM sur la base d’un cycle mixte et de prix moyens en Europe. Le constructeur annonce ainsi 1,50 euros/100 km en mode électrique et 6,84 euros/100 km avec le moteur Diesel. Le constructeur précise aussi que si la recharge est réalisée la nuit, le coût pourrait aussi baisser et cela éviterait une baisse de la fourniture électrique des centrales lors de cette période. Le coût d’utilisation du véhicule est par contre à pondérer avec celui de la location de la batterie.

150 ingénieurs et 27 sociétés travaillent sur ce projet. L’E-Flex n’est pas un véhicule laboratoire, mais destiné à la vente. Il est prévu pour le marché Nord-Américain, puis pour l’Europe et la Chine. Cependant, aucune date de commercialisation n’a été avancée. Il sera présenté au prochain salon de Francfort dans une carrosserie de monospace compact.
  Yvonnick Gazeau

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