30 mars 2017
Fabrication additive : des actions fortes pour faire entrer la France dans le top 5 mondial
Dans le sillage de l’initiative portée par l’écosystème français de l’impression 3D, sous l’animation de l’Alliance industrie du futur, le gouvernement vient d’annoncer son soutien à plusieurs actions fortes dans ce domaine. Objectif : faire entrer la France dans le Top 5 mondial !

La France compte bien devenir une référence sur le plan mondial en termes de fabrication additive. Son objectif : passer de la septième à la cinquième place mondial en termes de machines industrielles installées. Pour cela, plusieurs actions majeures ont été lancées, soutenues officiellement par le secrétaire d’État à l’Industrie, au Numérique et à l’Innovation Christophe Sirugue.

Financer les investissements

Afin d’accompagner les entreprises dans l’évaluation et la mise en œuvre de ces technologies, le Symop, le CEA et le Cetim lancent une opération baptisée « 3D Start PME », sur le modèle du programme « RobotstartPME », qui soutient les PME pour l’acquisition de leur premier robot. Ce dispositif lancé à titre expérimental au deuxième trimestre 2017 pour une durée de un an, et soutenu dans le cadre du programme des investissements d’avenir à hauteur de 600 000 euros, doit ensuite être déployé à plus grande échelle dès 2018.

Pour leurs investissements, les entreprises peuvent aussi compter sur les prêts « Industrie du futur » lancés récemment par BPIfrance et dotés d’un milliard d’euros, ainsi que sur le dispositif d’amortissement accéléré mise en place par le gouvernement. Jusqu’au 31 décembre 2017, il permet aux entreprises d’amortir une nouvelle imprimante 3D sur deux ans plutôt que cinq. Enfin, le troisième volet des investissements d’avenir (PIA3) continue de soutenir les projets de R&D dans la fabrication additive, en suivant notamment la feuille de route en cours d’élaboration au sein de l’Alliance industrie du futur (AIF). Ces opérations doivent contribuer à porter la part du parc mondial de machines industrielles installées sur notre territoire de 3 à 9%.

Favoriser la R&D et la formation

Afin de devenir une référence dans la fabrication additive, la France se dote également d’un réseau coordonné de plateformes destinées à soutenir la recherche, l’intégration et la diffusion de ces technologies vers les entreprises. Outre l’Île-de-France avec le Additive Factory Hub de Saclay, quatre autres grands territoires sont concernés : les Pays de la Loire, le Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie. Ces projets de plateformes mutualisées ont éligibles au dispositif PIAVE – filières, doté de 500 millions d’euros par le PIA3.

Enfin, pour aider les industriels à faire monter en compétences leurs effectifs, le gouvernement a confié le soin à l’AIF de mettre en place un « référentiel » des compétences de formation en fabrication additive sur le territoire. Dans ce domaine, le Cetim, en partenariat avec le Cetim-Certec, son centre associé, s’est déjà mis en ordre de marche avec la mise en place d’un programme complet de formations dédiées à la fabrication additive, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur.

  Source : CETIM
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