4 avril 2017
Le CEO de Volvo Cars invite les pouvoirs publics et l’industrie automobile à partager leurs données sur la sécurité routière
Volvo Cars, le constructeur automobile premium, estime que les pouvoirs publics et les constructeurs automobiles doivent contribuer au partage de donnés liées à la circulation afin d’améliorer la sécurité routière dans le monde, a déclaré lundi dernier Håkan Samuelsson, Président et CEO de Volvo Cars, lors d’une conférence à la Commission européenne de Bruxelles.

Le partage en temps réel de données anonymisées permettrait d’améliorer la sécurité routière dans son ensemble tout en préservant la vie privée des usagers de la route, a précisé M. Samuelsson. Et c’est que Volvo a commencé à faire il y a deux ans en Suède et en Norvège, en collaboration avec les autorités locales.

« Nous pensons que le partage de ces données doit être gratuit, au service du bien commun et au bénéfice de la société dans son ensemble. Il permet de sauver des vies, de gagner du temps et d’économiser l’argent du contribuable », a renchéri M. Samuelsson. « J’invite les autres constructeurs et les pouvoirs publics à collaborer avec nous pour mettre en œuvre un partage de données aussi large possible. »

Volvo Cars collabore avec les autorités routières suédoises et norvégiennes sur le partage des données liées à la sécurité depuis 2015. Grâce à un réseau dans le cloud, toutes les Volvo d’une région donnée partagent des informations anonymisées sur le frottement au sol en provenance de leur système antipatinage. Ces données sont transmises en temps réel à d’autres conducteurs de Volvo, qui sont informés des plaques de verglas sur la chaussée. Elles sont aussi envoyées aux autorités routières pour leur permettre d’envoyer rapidement leurs équipes d’intervention.

C’est la même démarche qui est utilisée pour avertir les conducteurs lorsqu’un autre véhicule active ses feux de détresse, indiquant la présence d’un danger potentiel en amont de la route. Ces technologies – l’alerte chaussée glissante et l’alerte feux de détresse – sont de série sur tous les véhicules basés sur la plateforme SPA (Scalable Product Architecture) commercialisés en Suède et en Norvège, à savoir les Volvo XC90, S90, V90, V90 Cross Country et le nouveau Volvo XC60.

M. Samuelsson, qui est intervenu à Bruxelles dans le cadre de la « Première conférence européenne sur la conduite connectée et automatisée », a souligné la nécessité de donner la priorité à la sécurité dans l’élaboration d’un cadre réglementaire régissant les voitures autonomes. En matière de conduite autonome, il est essentiel que l’interface utilisateur soit limpide quant au rôle du conducteur, a-t-il relevé.

M. Samuelsson a exprimé son inquiétude vis-à-vis du mode de conduite autonome de niveau 3. « Avec ce mode, la voiture a la charge de la conduite tout en contraignant le conducteur à se tenir prêt à reprendre le contrôle du véhicule en cas d’urgence, quand tout peut basculer en quelques secondes. Volvo juge que ce niveau n’offre pas les garanties de sécurité nécessaires et, fort de ce constat, entend directement passer au niveau supérieur pour ses voitures autonomes ».

C’est pourquoi, lorsque Volvo lancera ses premières voitures autonomes en 2021, elles seront au niveau 4, autrement dit sans nécessiter de supervision humaine sur les routes concernées. Cela signifie qu’elles seront capables de gérer les situations d’urgence et de sécuriser le véhicule sans intervention du conducteur, mais aussi que Volvo assumera la responsabilité quand la voiture roulera en mode autonome.

  Source : Volvo
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