5 mai 2017
Intel sera présent dans la voiture autonome
Intel a présenté, aujourd’hui, le premier exemplaire d'une série d'une quarantaine de véhicules à conduite hautement automatisée (HAD), annoncés cette année par BMW, Intel et Mobileye. A l’occasion de cette journée portes ouvertes au Centre d’Innovation Intel pour la Conduite Autonome, au cœur de la Silicon Valley, Doug Davis, vice-président et directeur général de l'Automated Driving Group (ADG) d'Intel Corporation, a exposé les progrès significatifs dans ce domaine en présence des partenaires : BMW, Delphi, Ericsson et HERE.

Mettre des voitures autonomes sur les routes sera ma plus belle réussite

Depuis plus de 30 ans, je me lève tous les matins pour aller travailler chez Intel. Et jamais, au cours de ces trente années, je n’avais été aussi enthousiaste qu'aujourd'hui, au moment où je dirige l'équipe qui se consacre à la voiture autonome.

Ne vous méprenez pas – ma carrière a été absolument merveilleuse, et j'ai travaillé à des projets qui ont eu un impact important sur le monde qui nous entoure. Mais cette chance unique de résoudre l'un des défis technologiques les plus complexes de notre époque, d'aider l'industrie automobile à réinventer les transports, de sauver un million de vie chaque année, fait de cette étape de ma carrière un moment unique, différent de tout ce que j'ai pu faire auparavant. C'est pour cette raison que j'ai reporté mon départ en retraite.

J’ai une confiance pleine et entière dans la capacité d’Intel à assurer la transition vers la voiture autonome. Nous disposons d'une d'expérience unique et d’outils performants, qui font de nous des acteurs privilégiés pour répondre à ce challenge. Nous avons exploité des ressources provenant de l'ensemble de notre entreprise, et avons demandé à de nombreux talents issus de l'industrie automobile de nous rejoindre. Nos équipes travaillent sans relâche, et sauront créer les technologies nécessaires à la voiture autonome. Voici pourquoi :

Premièrement, nous avons déjà fait d’importants progrès.

La technologie Intel est d’ores et déjà intégrée à des centaines de véhicules-tests présents sur les routes. Tous les constructeurs ne révèlent pas nécessairement la technologie qui propulse le « cerveau » de leurs voitures test ; ils ne veulent pas dévoiler tous leurs secrets ! Mais le fait est que nombre d'entre eux utilisent Intel. Je vous encourage à ouvrir leurs capots pour voir sur quelle entreprise ils s'appuient pour développer leurs véhicules...

Aujourd'hui, nous présentons également le premier exemplaire d'une série d'une quarantaine de véhicules à conduite hautement automatisée (HAD), annoncés par BMW, Intel et Mobileye cette année. Moins d'une année s'est écoulée depuis que ces trois entreprises ont annoncé leur projet de produire en série des véhicules hautement ou pleinement automatisés d'ici 2021, grâce au développement d'une plateforme commune. Nous faisons aujourd'hui la démonstration concrète de cette plateforme, et préparons son arrivée sur le marché pour permettre à d'autres constructeurs et fournisseurs d'accélérer leurs propres programmes. Nous vous conseillons de garder un œil sur les annonces à venir dans ce domaine.

Deuxièmement, nous sommes prêts à relever le défi des données.

Les données constituent le facteur central de la conduite automatisée, qu'il s'agisse de leur traitement, de leur gestion, de leur transfert, de leur stockage, de leur partage, ou des informations que nous pourrions en tirer. Des PC jusqu'aux datacenters, en passant par toutes les étapes intermédiaires, aucune entreprise ne peut se vanter d'avoir traité, analysé ou déplacé autant de données qu'Intel. À mesure que nous avancerons sur le chemin de la voiture autonome, le défi que nous posent les données va se complexifier, et demander de nouvelles méthodes de travail au sein du véhicule, des réseaux, ou du cloud.

Nous devons développer une bonne stratégie pour répondre à ce challenge. C’est pourquoi nous avons mis en place le premier d'une série de plusieurs datacenters intégralement dédiés à la voiture autonome. Ces laboratoires uniques seront utilisés pour développer et entraîner les algorithmes, et pour comprendre les besoins infrastructurels spécifiques que demandent le transfert et le stockage des données pour la conduite autonome. Des chercheurs vont alimenter ces datacenters avec les données issues des véhicules-tests d'Intel, pour entraîner leurs réseaux neuronaux et améliorer leurs algorithmes d'apprentissage automatique. Et nous construisons également des laboratoires similaires pour nos clients et partenaires.

Ce qui m'amène à l'intelligence artificielle (IA). La maîtrise de l'IA dans la voiture et dans le datacenter sera essentielle pour répondre au défi de la conduite automatisée. Il faut bien garder à l'esprit que la voiture autonome n'est pas un jeu. Lors que les voitures pensent et agissent sans intervention humaine, elles doivent pouvoir le faire de façon fiable et sûre. L'intelligence nécessaire pour permettre cette sécurité et cette fiabilité va au-delà de la seule vision informatique. Cela passe aussi par la voix, la prise de décision, la personnalisation ou les préférences. Chacune de ces tâches nécessite une série d'algorithmes particuliers, et probablement un mode de traitement différencié pour permettre des performances optimales. Si nous n'avions besoin que d'un supercalculateur pour gérer tous les défis de la voiture autonome, notre travail serait déjà terminé.

Troisièmement : nous avons déjà bâti des secteurs économiques importants, et nous allons continuer de le faire.

Je l'ai déjà dit : la voiture autonome accélérera lorsque toute l'industrie se réunira et s'alignera sur des technologies et plateformes communes. C'est ce qui permettra aux développeurs de travailler rapidement et de produire en grands volumes, tout en différenciant leurs solutions en termes de logiciels. Comment le sais-je ? Prenons quelques exemples dans le domaine des PC et des serveurs :

Avant 1980, l'industrie informatique travaillait avec des solutions propriétaires, réservées en priorité aux chercheurs, aux grosses entreprises, et aux passionnés. Cet état de fait a changé lorsque IBM a construit le premier ordinateur personnel en utilisant principalement des éléments déjà commercialisés, et un système d'exploitation développé indépendamment. Ce premier PC a été à la base d'une approche standardisée de la conception d'ordinateurs, qui a permis une évolution rapide de la technologie, et une croissance de 15 000 % en deux décennies.

La démarche a été similaire pour les datacenters. Après les gros ordinateurs centraux, sont venus les micro-ordinateurs, lesquels ont offert une flexibilité supérieure pour un coût réduit. Mais c'est l'adaptation des technologies PC qui a permis aux datacenters d'évoluer rapidement et de gérer les quantités croissantes de données qu’engendrait Internet. IDC a calculé que 1,8 zettaoctets de données avaient été créés en 2011, et estime que nous engendreront 40 zettaoctets en 2020. Seules les solutions standardisées nous ont permis de développer ce secteur à une vitesse suffisante.

Et c'est ce qui nous ramène à la voiture autonome. Beaucoup de sceptiques croient que l'expérience qu'Intel a accumulée lors de ce développement rapide ne saurait être répliquée dans ce domaine. Et beaucoup dans l'industrie automobile ne comprennent pas comment la collaboration ouverte peut permettre l'innovation et la différenciation. J'entends leurs doutes. Mais mes nombreuses années d'expériences m'ont appris que la technologie résout mieux les problèmes lorsqu'elle est organisée autour de plateformes communes et d'interface prévisibles. Il s'agit, sans aucun doute possible, du chemin le plus rapide dans notre voyage vers l'autonomie des véhicules.

Je crois réellement que notre société ne peut se permettre de continuer sur la voie des technologies propriétaires. Le coût en temps, en argent, et en vies humaines est trop important. Plus rapide sera l'arrivée de la conduite autonome, plus vite nous retirerons les humains du siège du conducteur, et plus vite nous sauverons des vies. C'est aussi simple que cela, et c'est capital. Je suis convaincu qu'Intel réussira à aider nos partenaires à mettre des voitures autonomes sur les routes, et je crois également que nous serons en capacité de le faire aussi rapidement et intelligemment que possible. »


  Source : Intel
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