23 novembre 2017
L’iDisc de la filiale Bosch s’attaque au problème des particules fines en zone urbaine
Le nouveau disque de frein de Buderus Guss réduit jusqu’à 90 % la poussière de freinage

Stuttgart/Breidenbach, Allemagne – Les anges gardiens revêtent de nombreux visages. Circulaire, de la taille d’une assiette et épais comme un doigt, le disque de frein en fait partie. Bien avant l’ABS, l’ESP et autres airbags, il rendait déjà la conduite automobile plus sûre, réduisait considérablement la distance de freinage et contribuait ainsi à éviter de nombreux accidents de la circulation. Mais c’est pour une toute autre raison que le disque de frein est actuellement sous le feu des projecteurs : la poussière de freinage. Une grande partie des particules fines engendrées par la circulation routière proviennent de l’abrasion des routes, des pneus et des freins, et non de la combustion du carburant. Selon l’Office de l’Environnement, des Mesures et de la Protection de la nature du Land de Bade-Wurtemberg, les freins et pneus sont responsables de 32 % des émissions de particules engendrées par le trafic routier, dont la moitié environ provient de la poussière de freinage. L’amélioration de la qualité de l’air, en zone urbaine notamment, passe donc nécessairement par une nette réduction de cette poussière. C’est précisément dans cette optique que la filiale Bosch Buderus Guss a développé l’iDisc, qui génère jusqu’à 90 % de poussière de freinage de moins qu’un disque de frein classique.

« Bosch ne se limite pas au seul compartiment moteur dans ses efforts pour améliorer la qualité de l’air », a déclaré Dirk Hoheisel, qui, au sein du Directoire de Bosch, est notamment en charge de la filiale Buderus Guss.

L’iDisc révolutionne le marché du disque de frein

L’iDisc, dont le préfixe « i » signifie « Innovation », se caractérise par son revêtement en carbure de tungstène, que Buderus Guss est actuellement le seul à proposer sous cette forme. La base est constituée d’un disque de frein en fonte grise habituel, dont la filiale Bosch produit chaque année jusqu’à 20 millions d’unités sur ses sites de Breidenbach et Ludwigshütte, en Hesse du Nord. Pour transformer un disque de frein classique en un iDisc, les pistes de friction sont soumises à un traitement mécanique, thermique et galvanique au cours d’un processus que Buderus Guss et la Recherche Bosch ont mis de nombreuses années à développer. Ils sont ensuite dotés d’un revêtement. En termes de prix, l’iDisc est environ trois fois plus cher qu’un disque de frein en fonte grise normal et trois fois moins cher qu’un disque de frein en céramique. Et son prix aura tendance à baisser encore à mesure que les quantités augmenteront. « L’iDisc dispose de tous les atouts pour remplacer le disque de frein en fonte grise classique et devenir la nouvelle référence sur le marché des disques de frein », a déclaré Gerhard Pfeifer, Président du Directoire de Buderus Guss. « Dans le contexte des débats permanents autour des particules fines auxquels on assiste actuellement dans de nombreux pays et métropoles du monde entier, il est promis à un bel avenir », d’autant que des disques de frein continueront à équiper les véhicules pendant des décennies encore, dont la production continue à progresser. Pour les seuls véhicules particuliers, les besoins mondiaux en disques de frein ont dépassé les 330 millions d’unités en 2016.

Absence de stries et de rouille

Ses nombreux autres aspects positifs constituent un nouvel argument en faveur de l’iDisc. Outre la réduction drastique de la poussière de freinage, le revêtement en carbure garantit une plus grande sécurité de fonctionnement. Sa puissance de freinage se rapproche de celle d’un frein en céramique, notamment en termes de fading, qui traduit une diminution de la qualité de freinage lors d’une utilisation répétée des freins. Tout comme le disque de frein en céramique, l’iDisc affiche une grande robustesse à cet égard et ne perd que très peu en puissance de décélération. L’usure est également nettement réduite. Selon la solidité du revêtement en carbure, la durée de vie peut être deux fois supérieure à celle d’un disque de frein normal. Des stries apparaissent-elles au niveau de la piste de friction ? Aucun risque. La corrosion n’est pas non plus d’actualité, ce qui présente un gros avantage pour les voitures électriques notamment. Du fait de la récupération de l’énergie de freinage, elles sollicitent moins le frein, ce qui occasionne une apparition fréquente de points de rouille sur les anneaux de friction des disques de frein classiques. Et cette rouille entraîne une faible dégradation temporaire de la réponse de freins, ce qui n’est pas le cas avec l’iDisc.

La fin des jantes sales

Les fans de jantes aimeront eux aussi l’iDisc. En plus d’être esthétiquement très réussi avec son revêtement en carbure brillant, il conserve cet attrait au fil des années grâce à l’absence d’usure et de corrosion, s’inscrivant ainsi parfaitement dans la tendance actuelle des jantes ouvertes. Et qui plus est, avec 90 % de poussière de freinage en moins avec l’iDisc, il n’est plus nécessaire de nettoyer régulièrement les jantes avec des détergents très agressifs. La protection de l’environnement peut aussi comporter des avantages pratiques.


  Source : Bosch
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