7 octobre 2015
Les États-Unis invités à établir des directives nationales concernant la conduite autonome
Selon Håkan Samuelsson, Président et CEO de Volvo Cars, si les États-Unis élaborent un patchwork de différentes lois et réglementations fédérales en matière de développement des véhicules autonomes, ils risquent de perdre leur position de leader mondial dans ce secteur.

À l’occasion d’un discours donné ce jeudi lors du séminaire de haut niveau sur la conduite autonome organisé par Volvo Cars et l’Ambassade de Suède à Washington DC, Monsieur Samuelsson expliquera que les États-Unis sont actuellement le pays le plus progressiste dans le domaine des véhicules autonomes, mais que cette position pourrait être remise en question si un cadre spécifique de règles et de tests n’était pas mis en place au niveau national.

« L’absence de directives nationales concernant les tests et la certification des véhicules autonomes risque de faire perdre sa place de leader aux États-Unis », déclarera Monsieur Samuelsson. « Dans une certaine mesure, l’Europe a souffert de son méli-mélo de lois et de règles. Il serait dommage que sur un sujet aussi important, les États-Unis suivent également cette voie ».

Mr Samuelsson expliquera que le manque de supervision fédérale au niveau national engendrera un ralentissement de la conception et de l’introduction des technologies de véhicules autonomes, lesquels seront alors particulièrement difficiles à tester, à développer, et à vendre pour les constructeurs.

« L’absence de réglementations claires empêchera les constructeurs de procéder à des tests crédibles, qui leur permettraient de concevoir des véhicules adaptés à l’ensemble des différentes lois des 50 états », ajoutera-t-il. « Afin d’assurer la transition la plus douce possible vers la mobilité autonome, nous devons instaurer une structure adaptée ».

Monsieur Samuelsson s’adressera à un public spécifique dans le cadre d’un séminaire intitulé « La conduite autonome : un avenir sans danger ? » qui se tiendra à la Maison de la Suède à Washington DC, et au cours duquel il soulignera que l’introduction des véhicules autonomes sur les routes du monde entier se déroulera bien plus tôt que les législateurs ne l’avaient prévue.

Il les incitera à travailler étroitement avec les constructeurs afin de résoudre plusieurs questions en suspens sujettes à polémique, telles que la responsabilité légale en cas de véhicule autonome impliqué dans un accident ou piraté par une tierce personne.

Monsieur Samuelsson exprimera clairement la position de Volvo Cars sur ces questions litigieuses.

Il déclarera que Volvo acceptera l’entière responsabilité dès lors que l’un de ces véhicules sera conduit en mode autonome, devenant ainsi l’un des premiers constructeurs à engager une telle promesse.

Il ajoutera que Volvo considère le piratage comme un acte criminel.

« Nous ne cessons d’optimiser nos logiciels de défense afin de minimiser le risque de piratage de l’un de nos véhicules. Nous ne blâmons pas Apple ou Microsoft pour l’existence des virus informatiques ou des pirates », expliquera-t-il.


  Source : Volvo Cars



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