4 mars 2016
Nouvelle méthode de production du carburant de synthèse Audi e-gas
Audi étend la capacité de production de l’Audi e-gas, un carburant alternatif et durable. L’usine du Groupe Viessmann devient partenaire dans le but d’augmenter la production du carburant de synthèse selon un nouveau processus biologique. D’ores et déjà en fonctionnement, l’usine pilote d‘Allendorf en Allemagne a ouvert le lundi 29 février.

L’Audi e-gas est généralement produit en 2 étapes : l’électrolyse et la méthanisation. Dans un premier temps, l’usine utilise l’électricité générée de manière renouvelable pour séparer les molécules d’eau, puis produire de l’hydrogène et de l’oxygène. Ensuite, la méthanisation consiste à combiner l'hydrogène et le dioxyde de carbone. Ce processus entraîne une réaction qui produit un méthane de synthèse renouvelable : l'Audi e-gas. Dans l’usine Audi e-gas de Werlte en Allemagne, le processus de production utilise un procédé thermochimique, catalytique, sous haute pression et à haute température.

Sur le nouveau site de production Viessman, la méthanisation est entièrement biologique : des micro-organismes spéciaux absorbent l’hydrogène. En traversant leurs parois cellulaires, l’hydrogène est dissous dans le liquide et dans le dioxyde de carbone. Le nouveau méthane est formé à partir de ces molécules. Le processus fonctionne sous une pression modérée (environ 5 bar) et à des températures relativement basses. «Nous écrivons ici le prochain chapitre de l’histoire de l’Audi e-gas » a déclaré Reiner Mangold, responsable du développement durable AUDI AG lors de la cérémonie d’ouverture. « Audi a débuté la production de ce carburant durable à Werlte il y a 2 ans. Nous travaillons dorénavant avec un partenaire ayant activement contribué au nouveau processus. »

L’usine pilote de Viessman marque une nouvelle avancée technologique. Elle est la première usine « power-to-gas » à utiliser la méthanisation biologique en Allemagne. Sa force réside dans le traitement direct du dioxyde de carbone contenu dans le biogaz brut. À l’instar de la méthanisation chimique, le CO2 n’a ici pas besoin d’être hautement concentré ou sous une forme purifiée. Ce processus ouvre de nouvelles voies d’approvisionnement : moins de traitements des eaux usées et des installations biogaz, - dans lesquels aucune purification au biogaz n’est effectuée - peuvent maintenant devenir des sources de CO2.

Ce nouveau partenaire permet à Audi de fournir de manière durable un nombre croissant de clients e-gas. En parallèle, le constructeur étend sa gamme de modèles fonctionnant au gaz naturel. En Europe, les ventes de la nouvelle Audi A4 Avant g-tron ouvriront à la fin de l’année 2016. Elle sera le second modèle GNC après le lancement de l’Audi A3 Sportback g-tron début 2014. Les modèles g-tron acceptent l’essence, le gaz naturel classique, le biotméthane ainsi que le nouveau Audi e-gas durable.

Le Groupe Viessmann a débuté l’installation de son site de production en mars 2015. Comme l’usine Audi e-gas de Wertle, elle permet de consommer du CO2 pour la production de gaz de synthèse. Le Ministre-Président de la Hesse Volker Bouffier et le Professeur Martin Viessmann (PDG du Groupe Viessman) étaient présents aux côtés de Reiner Mangold (responsable du développement durable AUDI AG) à l’inauguration de l’usine d’Allendorf.


  Source : Audi



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