8 mars 2016
Le modèle scandinave, une référence mondiale pour la conduite autonome
Le succès du célèbre modèle scandinave, qui rassemble en Suède le secteur public, le secteur privé et le monde universitaire, est un cas d’école pour le lancement rapide des technologies de conduite autonome dans le monde entier : c’est en substance ce qu’annoncera Håkan Samuelsson, Président et CEO de Volvo Cars, à l’occasion d’un séminaire sur la conduite autonome organisé cette semaine en Suède.

« La conduite autonome pourrait révolutionner la sécurité automobile. Cette technologie sauve des vies. Elle fluidifie également la circulation, améliore la qualité de l’air et fait gagner du temps. A ce titre, elle doit être lancée le plus vite possible. Pour ce faire, toutes les parties prenantes doivent travailler ensemble pour en faire rapidement une réalité », ajoutera-t-il.

Cette analyse de M. Samuelsson sera exposée lors du séminaire de haut niveau animé au Parlement suédois à Stockholm, le 10 mars 2016, sous l’intitulé : « Un futur avec des véhicules autonomes : menace ou opportunité ? ». Ce séminaire réunira Volvo Cars, Autoliv, fabricant suédois d’équipements de sécurité passive pour l’automobile, l’école polytechnique Chalmers, des journalistes de premier plan spécialisés dans la conduite autonome et des personnalités politiques suédoises.

M. Samuelsson se félicitera de la volonté du législateur et des constructeurs automobiles américains et européens de développer des véhicules autonomes et les infrastructures ad hoc, mais encouragera les parties prenantes à collaborer de manière plus constructive pour éviter un patchwork réglementaire, une duplication technologique et des dépenses inutiles.

« La conduite autonome n’est pas qu’une question de technologie automobile. Il nous faut les bonnes routes, la bonne réglementation et la bonne législation. Il nous faut aussi veiller à ce que les technologies de conduite autonome soient les plus harmonisées possible afin d’éviter des coûts de développement superflus, de manière à ce qu’un véhicule autonome aux Etats-Unis soit aussi sûr et conforme à la loi qu’un véhicule autonome en Europe ou en Asie », précisera-t-il.

L’Europe et les États-Unis ont fait de grands pas en avant pour soutenir les technologies de conduite autonome. Mais l’Union Européenne reste paralysée par la responsabilité individuelle de ses 28 membres, tandis que les Etats-Unis courent le risque que chacun des 50 états n’instaure sa propre réglementation.

La Suède jouit d’une longue tradition de relations satisfaisantes entre les secteurs public et privé. Cette tradition s’est traduite par un gain de productivité. Elle a permis d’éviter des litiges industriels et d’accélérer la mise en place effective de règles, de lois et d’infrastructures en phase avec ces nouvelles technologies. Ce système est connu sous le nom de « modèle scandinave ».

« Nous trouvons parfaitement naturel de travailler ensemble », affirmera M. Samuelsson. « Notre point de départ est le suivant : comme le secteur public et le secteur privé profiteront tous deux de ces nouvelles technologies et industries, mieux vaut-il construire des passerelles et œuvrer de concert plutôt que de partir dans des directions différentes ».

Volvo Cars collabore avec des partenaires du secteur public et de la sphère privée sur le projet de conduite autonome le plus important et le plus abouti du monde, « Drive Me », grâce auquel 100 familles suédoises vont pouvoir circuler en véhicule autonome sur de vraies routes à Göteborg.

Volvo travaille actuellement avec Autoliv, Chalmers, le gouvernement suédois et les autorités locales de Göteborg sur ce projet.

« Dès le départ, nous savions que nous ne pourrions pas partir seuls », admettra M. Samuelsson. « Il nous fallait embarquer des partenaires dans cette aventure. Notre motivation était simple : cette technologie peut sauver des vies, limiter la pollution, fluidifier la circulation en ville et libérer du temps pour les utilisateurs. Qui n’en voudrait pas dans les meilleurs délais possibles ? »

Volvo s’est positionné en chef de file pour faire évoluer la réglementation sur la conduite autonome. Aux Etats-Unis l’an dernier, M. Samuelsson a déclaré que Volvo assumerait la pleine responsabilité en cas d’accident d’un de ses véhicules en mode autonome, ce qui en fait le premier constructeur au monde à formuler une telle promesse.

Volvo envisage la conduite autonome comme l’un des piliers de sa Vision 2020 selon laquelle il ne doit plus y avoir ni mort ni blessé grave dans une nouvelle Volvo à l’horizon 2020.


  Source : Volvo



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