27 avril 2016
Toyota va équiper ses voitures de durites biosynthétique
  • Toyota va être le premier constructeur à utiliser des durites en biohydrine
  • La biohydrine est un caoutchouc produit à partir de plantes qui permet de réduire de 20 % les émissions de CO2 par rapport au caoutchouc conventionnel
  • Les premiers véhicules équipés de durites en biohydrine seront fabriqués en mai avant une extension à tous les sites de production du Japon d’ici la fin de l’année


Le mois prochain, Toyota deviendra le premier constructeur automobile au monde à utiliser des durites de moteur et de transmission en biohydrine, un nouveau caoutchouc issu de la biosynthèse.

Née d’une collaboration entre Toyota, Zeon Corporation et Sumitomo Riko Co., Ltd., la biohydrine est un caoutchouc produit à partir de biomatériaux d’origine végétale et non d’épichlorohydrine, le mélange époxy habituellement employé. Puisque les plantes absorbent le CO2 de l’atmosphère pendant leur croissance, ces biomatériaux devraient réduire d’environ 20 % les émissions de carbone du matériau au cours de son cycle de vie par rapport au caoutchouc classique à base d’hydrine dérivée du pétrole.

Les premiers véhicules équipés de durites de capteur de dépression* en caoutchouc de biohydrine seront produits en mai. Leur généralisation à l’ensemble des véhicules Toyota fabriqués au Japon devrait être effective d’ici à la fin de l’année.

Les durites du moteur et de la transmission doivent supporter sans faillir l'huile et la chaleur. C’est précisément parce que l’épichlorohydrine offre une résistance exceptionnelle à l’huile, à la chaleur, au vieillissement, à l’ozone et une perméabilité aux gaz qu’elle est aujourd’hui un composé essentiel de la formulation du caoutchouc pour des pièces telles que les durites.

La production du caoutchouc de biohydrine passe par différentes techniques pour lier à l'échelle moléculaire des matières d’origine végétale et dérivées du pétrole. Grâce à cela, ce caoutchouc offre le niveau de résistance à l’huile, à la chaleur et la longévité indispensables aux durites de capteur de dépression présentes dans les moteurs et les transmissions. De plus, il se prête aussi bien à la production de masse que le caoutchouc d’hydrine à base de pétrole, ce qui permet de l’appliquer à grande échelle aux utilitaires. À l’avenir, Toyota compte étendre l'usage de la biohydrine à d’autres composés caoutchoutés hautes performances, comme les durites de freins et d’alimentation en carburant.

L’arrivée du caoutchouc de biohydrine dans l’automobile représente certes un petit pas, mais un pas appréciable dans l’optique des objectifs environnementaux ambitieux présentés par Toyota en octobre 2015. Regroupés sous l’appellation "Toyota Environmental Challenge 2050", ils constituent la feuille de route exhaustive par laquelle l’entreprise espère contribuer au développement durable de la planète.

Toyota continuera de développer et de commercialiser des technologies qui permettront d’intégrer à la fabrication de nombreuses pièces des matériaux tels que le plastique écologique et le caoutchouc de biosynthèse.

* Durites présentes dans le système d’admission du moteur et reliées à un capteur capable de détecter une pression négative dans le collecteur d’admission


  Source : Toyota


Haut de page

Auto-innovations.com n'est pas responsable du contenu de ce communiqué